Pacte d'excellence: les trois scénarios de Marie-Martine Schyns

La ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) présente ce lundi les différents scénarios de grille horaire pour le futur "tronc commun" destiné à tous les élèves jusqu'en troisième secondaire. Les différents scénarios sur les grilles horaires seront soumis, samedi prochain, à consultation citoyenne.

Première possibilité: les cours dureraient 45 minutes, contre 50 minutes actuellement. Les cours pourraient être regroupés au maximum, en 90 minutes. Cela impliquerait moins de changements de locaux (et moins de perte de temps), tout en augmentant le nombre de cours par semaine.

Autre scénario: en conservant des cours de 50 minutes, il y aurait moins d'heures de maths, de sciences et de sciences humaines.

Dernière proposition: six semaines de cours alterneraient avec une semaine d'ateliers, au cours desquels une seule matière serait enseignée. Mais cette semaine d'ateliers pourrait servir aussi aux parcours artistiques, à des excursions ou à des laboratoires.

Dans l'enseignement primaire, deux scénarios sont envisagés. Le premier se concentre sur des priorités comme la lecture, l'écriture et le calcul. Le second propose une approche polytechnique des apprentissages. Une langue moderne sera également enseignée dès la troisième primaire dans tous les réseaux. Quoi qu'il en soit, la ministre compte renforcer le français.

Une étude sur les périodes scolaires

En parallèle, Marie-Martine Schyns lance une étude sur les rythmes scolaires, avec des périodes de sept semaines d'école suivies de deux semaines de congés, et des vacances d'été raccourcies. Une étude dont les effets ne se feront connaître qu'à moyen terme, commente La ministre de l'Education: "Nous démarrons en ce mois de janvier une étude avec la Fondation roi Baudouin pour tenir compte des différents impacts par rapport à cette évolution. Si les acteurs ont été prudents, c’est parce qu’ils se sont rendu compte que  ces mesures avaient un impact sur les familles , mais aussi sur des acteurs externes à l’école et on attend cette étude de faisabilité pour la rentrée prochaine, avec un rapport intermédiaire. C'est alors que l’on pourra réfléchir à la mise en œuvre ou non avec des textes décrétaux. Ce n’est pas encore pour tout de suite."   

Les "Filières" dont viendraient tout le mal

Ces déclarations font écho à une étude de l'université de Liège qui a analysé les résultats des enquêtes PISA. Ces fameuses enquêtes qui établissent chaque année un classement sur la qualité de notre enseignement.  

Et le moins que l'on puisse dire est que la fédération Wallonie-Bruxelles n'est pas une bonne élève. Selon trois chercheuses de l'ULg, le mal qui ronge notre enseignement a un nom: les "filières". Trop souvent, trop vite, trop tôt, on place des enfants dans une filière de qualification ou professionnelle. Les chercheuses plaident donc en faveur de ce tronc commun défendu par la Ministre Schyns. Un tronc commun qui empêchera le changement de filière avant 15 ans, puisque tous les élèves auraient les mêmes cours. Selon l'étude, laisser tout le monde sur la même voie le plus longtemps possible, prévient toute une série de scénarios discriminants. Une vision que ne partage pas le ministre-président de la région Wallonne Willy Borsus, qui l'a encore répété ce matin sur les ondes de Matin Prem1ere.

 

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