P. De Crem: mesures de précautions face au départ de jeunes en Syrie

Pieter De Crem (CD&V) invité de Matin Première ce lundi
Pieter De Crem (CD&V) invité de Matin Première ce lundi - © RTBF

Le vice-premier ministre et ministre de la Défense CD&V soutient l'action gouvernementale. C'est collectivement que les ministres doivent décourager les jeunes à partir se battre en Syrie. Le ministre CD&V estime aussi qu'il faut défendre le gouvernement dans la, mise en œuvre de l'accord de majorité.

"Ce n’est pas seulement la ministre de l’Intérieur qui sera dans une position de limiter les effets d’un intégrisme croissant", affirme ce lundi Pieter de Crem. Pour le ministre de la Défense, récemment devenu vice-premier ministre CD&V au gouvernement, "il y a un problème qu’il faut résoudre, et le moment est venu pour mettre ensemble les efforts afin d’éviter qu’il y ait des gens qui partent", affirme-t-il. La task-force mise en place par le gouvernement devrait servir à cela. Mais le vice-premier ministre refuse de mettre en cause les autorités, ou la société, dans ce dossier : "je pense que c’est toujours un choix individuel", dit-il.

Les solutions, elles, sont collectives. Pieter De Crem "n’est pas tellement partisan" d’un changement de lois, mais prône plutôt une application des mesures existantes. "Dans notre panier de législation il y a assez de moyens pour prendre des mesures de précaution", selon lui. "Bien entendu, on peut décourager le départ, on peut prendre des contacts avec d’autres pays, comme la Turquie", explique-t-il. Le vice-premier ministre estime que l’entourage – famille et école – doit avoir un rôle particulier ; mais que les autorités sont également tenues de démotiver les gens à partir.

Pieter De Crem joue collectif, dans tous les domaines : le vice-premier ministre CD&V défend aussi la politique gouvernementale et met en avant sa loyauté par rapport à l’accord de gouvernement. "Avoir un premier ministre socialiste et francophone n’est pas une garantie d’avoir un gouvernement populaire", avoue-t-il. "Mais on continuera à défendre la politique gouvernementale".

Il axe son action sur deux points essentiels aux yeux de son parti : l’économie et la sixième réforme de l’Etat. "Le gouvernement a commencé il y a 400 jours, il en reste 400 et quelques jours ; et je défends l’action économique du gouvernement, dans des conditions très difficiles ", explique-t-il. "On a fait des économies avec 1, 4 milliards d’euros. Ce sont des sommes  gigantesques lorsqu’on compare ça à ce qu’on a fait dans les années ‘90 pour entrer dans la zone euro", rappelle-t-il. La deuxième priorité, c’est la réforme de l’Etat, et le ministre se dit garant de la mise en œuvre de ces deux aspects de l’accord fédéral.

W. Fayoumi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK