Oui, on trouvera encore la pilule du lendemain dans les centres de planning familial

Oui, on trouvera encore la pilule du lendemain dans les centres de planning familial
Oui, on trouvera encore la pilule du lendemain dans les centres de planning familial - © Belga

"Il est incorrect de dire que les centres de planning familial ne pourront plus délivrer la pilule du lendemain", s'insurge jeudi dans un communiqué la Fédération des centres pluralistes de planning familial (FCPPF), en réaction au refus de la ministre de la Santé publique, Maggie De Block, d'autoriser ces centres à délivrer la pilule contraceptive aux jeunes filles et aux femmes. "Il y a aujourd'hui, dans chaque centre de planning familial, un médecin habilité à la délivrer", souligne encore la Fédération du secteur.

Les centres de planning familial ont été sommés d'appliquer strictement la loi fédérale sur les médicaments et ne sont donc plus habilités à délivrer la pilule contraceptive et la pilule du lendemain à leurs patientes. Depuis décembre 2014, ces médicaments doivent en effet être délivrés soit par un médecin, soit par un pharmacien, à quelques exceptions légales près.

"Il est incorrect de dire que les centres de planning familial ne pourront plus délivrer la pilule du lendemain", réagit jeudi la FCPPF. "Il y a aujourd'hui, dans chaque centre de planning familial, un médecin habilité à la délivrer".

La FCPPF dénonce "l'absurdité de certaines lois"

Et dans le cas où le médecin n'est pas présent, un protocole a été mis sur pied en vue de permettre aux autres membres de l'équipe du centre de planning familial de délivrer la pilule. "Devant l'absurdité de certaines lois fédérales ou régionales, force est de constater que les centres de planning familial se sont organisés et la pilule du lendemain est aujourd'hui délivrée par les autres membres du personnel sous la supervision et la responsabilité du médecin", indique la FCPPF.

La Fédération parle dès lors d'une "information erronée et non nuancée", qui risque de porter préjudice aux centres et aux femmes et jeunes filles qui souhaiteraient s'y rendre avec une telle demande. Elle regrette par ailleurs que cette pratique n'ait pas été légalisée pour les centres de planning familial, alors que "la prévention des grossesses non désirées fait partie intégrante de leurs missions".

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