Opérations anti-terroristes: un seul mandat d'arrêt, 17 personnes relâchées sur les 21 interpellées

Une personne inculpée suite aux perquisitions bruxelloises de dimanche soir
Une personne inculpée suite aux perquisitions bruxelloises de dimanche soir - © DIRK WAEM - BELGA

Le résultat est maigre après les grandes opérations anti-terroriste de dimanche soir et lundi matin. Sur les 16 personnes interpellées à Bruxelles, une personne a été mise sous mandat d'arrêt. Il est inculpé de participation aux activités d'un groupe terroriste et d'attentat terroriste, suite à une décision du juge d'instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme. Les quinze autres ont été remises en liberté.

Les cinq personnes qui ont été interpellées ce lundi matin ont entre temps été entendues. Deux d'entre elles ont été relâchées. Les trois autres font l'objet de vérifications supplémentaires. Le magistrat instructeur décidera mardi de leur maintien éventuel en détention. Aucune information relative aux identités des personnes ne sera pour l'instant communiquée.

La police a ratissé large : le parquet fédéral se justifie en précisant que dans le cadre d'une grande opération comme celle de dimanche, " il n'est pas anormal de nombreuses personnes soient emmenées pour audition approfondie ou pour éclaircir les raisons de leur présence sur certains lieux." De nouvelles perquisitions ne sont donc pas à exclure dans les jours à venir.

Beaucoup d'informations, selon Koen Geens

Le ministre de la Justice affirme que les enquêtes en cours ont bien évolué, avec bon nombre d'interpellations dimanche soir et lundi matin. "Les auditions ont donné beaucoup d'informations", a indiqué Koen Geens, interviewé sur la RTBF.

"Des mandats d'arrêt ont été délivrés, d'autres personnes ont été libérées", a encore communiqué le ministre de la Justice. "Nous travaillons jour et nuit au niveau policier et judiciaire pour que les informations soient acquises et que ceux qui pourraient commettre des attentats soient appréhendés et arrêtés", a insisté M. Geens (CD&V).

Le ministre a néanmoins précisé sur la chaine VRT que les opérations antiterroristes des dernières 48 heures n'avaient pas permis d'écarter la menace.

Koen Geens ne veut pas directement lier le niveau d'alerte avec la traque de Salah Abdeslam, principal suspect toujours en fuite à la suite des attentats perpétrés à Paris le 13 novembre.

Le ministre de l'intérieur Jan Jambon (N-VA) a pour sa part indiqué sur la chaine VTM que l'objectif était bien d'attraper Salah Abdeslam ainsi que "d'autres personnes dans ce réseau".

Selon lui, de nouvelles actions policières auront lieu dans les prochains jours "jusqu'à ce que toute l'affaire soit résolue." Il a reconnu que les opérations réalisées ces derniers jours s'étaient avérées infructueuses et qu'en dépit des arrestations et perquisitions "le problème n'est pas réglé, c'est évident."

Lundi, le juge d'instruction de Bruxelles spécialisé en matière de terrorisme a placé sous mandat d'arrêt une personne, privée de liberté dimanche soir, pour participation aux activités d'un groupe terroriste et d'attentat terroriste de Paris.

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