Opération d'espionnage Rubicon: le Service de renseignement de l'armée belge admet être au courant

Les services du renseignement belge indique qu'ils étudient l'ampleur de l'affaire "Rubicon".
Les services du renseignement belge indique qu'ils étudient l'ampleur de l'affaire "Rubicon". - © gremlin - Getty Images

Le service de renseignement de l'armée, le SGRS (Service général du Renseignement et de la Sécurité), a admis mercredi "être au courant" de l'affaire Rubicon, cet espionnage à grande échelle pratiquée par la CIA américaine et les renseignements extérieurs allemands (BND) de leurs ennemis et leurs alliés grâce à un matériel de cryptage développé par une société suisse pendant des décennies. Les services du renseignement belge indique qu'ils étudient l'ampleur de cet espionnage, sans indiquer si la Belgique a été visée. La CIA parle de cette opération comme du "coup d'État du siècle".


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"Le SGRS est au courant de l'affaire Rubicon et se penche à l'heure actuelle sur l'ampleur potentielle des écoutes ainsi dénoncées", a-t-il indiqué dans un bref communiqué adressé à l'agence Belga.

Selon des médias suisse, allemand et américain (le 'Washington Post'), la CIA et le BND auraient intercepté des milliers de documents de plus de 100 pays via l'entreprise suisse Crypto AG pendant des dizaines d'années.

Les deux services de renseignement étrangers ont acheté l'entreprise, basée à Zoug (centre), à parts égales en 1970, en passant par une fondation du Liechtenstein. Mais la collaboration entre les trois parties existait déjà auparavant.

Crypto est le leader des machines qui permettent de crypter les communications secrètes. Grâce à des appareils de chiffrement truqués, la CIA et le BND ont écouté les conversations de plusieurs États étrangers.

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