On peut mieux faire en matière de sécurité à Doel, selon l'AIEA

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Il y a moyen de faire mieux en matière de sûreté opérationnelle sur les réacteurs 1 et 2 de la centrale de Doel, ressort-il jeudi des premières conclusions de l'audit effectué par l'Agence Internationale de l'Energie atomique (IAEA).

Elle a mis en évidence 14 bonnes pratiques qui peuvent servir d'exemples pour d'autres exploitants au niveau international.

"Aucun manquement grave n'a été détecté", selon Manfred Schrauben de l'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN). "Mais il y a moyen de faire mieux".

Dans ses premières conclusions, l'Operational Safety Review Team (OSART) de l'AIEA émet 5 recommandations et 10 suggestions. Notamment "formaliser plus la collaboration avec les services d'incendie externes qui doivent intervenir sur le site" ou "formaliser l'emploi de moyens de protection pour les collaborateurs actifs dans les salles de contrôle".

L'équipe OSART propose aussi d'échanger plus rapidement et de façon plus performante des données relatives à des incidents avec d'autres exploitants, de se montrer plus attentif encore à l'identification et à la rectification de petits défauts à l'installation, et de perfectionner le plan d'action en cas d'accidents de travail.

Les inspecteurs de l'OSART ont également souligné des bonnes pratiques pouvant servir d'exemples, tels que la mise sur pied d'une équipe pour aider à l'habillage et au déshabillage des travailleurs en zone contrôlée, la formation sur mesure pour les personnes jouant un rôle clef dans le plan d'urgence, et le suivi et l'évaluation de la culture de sûreté au niveau des sous-traitants sur le site durant les entretiens annuels.

Une enquête supplémentaire

L'Agence fédérale de contrôle nucléaire (AFCN) demande une enquête supplémentaire sur les conséquences du maintien prolongé en activité des réacteurs Tihange 1 et Doel 1 et 2, a fait savoir jeudi son directeur Manfred Schrauben.
"Une loi de 2003 prévoyait que les réacteurs Doel 1 et 2 et Tihange 1 seraient débranchés du réseau en 2015", dit Manfred Schrauben.
"Puisque ces centrales resteront dix ans de plus en activité, nous allons proposer à notre ministre compétent de solliciter une mission SALTO (Safety Assessment of Long Term Operation) auprès de l'AIEA. Cette mission pourrait comparer le fonctionnement et la sûreté de ces centrales avec les données des centrales actuelles. Nous demandons d'envoyer une mission SALTO auprès d'un des trois réacteurs".
Si la ministre compétente, Annemie Turtelboom, accède à cette demande, l'équipe OSART (Operational Safety Review Team) ne contrôlera pas Tihange ou Doel avant 2013.

Jeudi, Electrabel s'est réjouit que l'"audit OSART confirmait la priorité accordée à la sûreté par Electrabel dans la centrale de Doel".


Belga

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