"On demande aux parents d'adhérer au projet, mais on les force à prendre une école, même si ce n'était pas leur choix"

Plus de 400 élèves restaient sans école à la veille de cette rentrée scolaire: une situation notamment dûe au "boom démographique", rappelait ce dimanche matin dans Week-end Première Véronique Detier , responsable de l’antenne bruxelloise de la FAPEO, la fédération des parents d’élèves de l’enseignement officiel. "Il faut prévoir des infrastructures en suffisance pour accueillir les élèves" insiste-t-elle.

Et de souligner le paradoxe du décret actuel: "On a un système qui régule les inscriptions, et en même temps, on demande aux parents de s’assurer qu'ils adhèrent au projet d’établissment, au projet pédagogique, on leur demande d’aller visiter les écoles,... c’est un peu contradictoire. Aux élèves qui n’ont pas d’école de leur choix actuellement, on dit "il reste des places", oui, mais, comment s’assurer que ces écoles correspondent à leurs attentes, qu’ils sont d’accord avec le projet, le règlement, etc.?"

Aux parents dont les élèves n'ont toujours pas d'école, elle conseille cependant d'aller les inscrire ailleurs: "C'est l'obligation scolaire. Et il reste plein de chouettes écoles avec des places libres".

Tout le pacte, pas juste quelques mesures

A l'approche de la double séquence électorale qui va accaparer le monde politique ces prochains mois, la Fédération des associations de parents de l'enseignement officiel (FAPEO) a aussi demandé l'adoption rapide des différentes réformes devant donner corps au Pacte pour un enseignement d'excellence.

"Il en va de la responsabilité de tous les partis démocratiques de faire avancer la réforme du système éducatif. Les acteurs (du Pacte), dont la FAPEO, se sont mis autour de la table pour élaborer les contours de l'école de demain. Si ce vaste chantier devait accoucher d'une souris par manque d'ambition et sous la pression d'intérêts corporatistes ou électoralistes, nous devrions faire le constat affligeant que l'école en Belgique francophone n'est pas réformable", écrit la FAPEO dans un communiqué.

Pour Véronique Detier, c'est un "long travail de consensus, qui a duré pendant 4 ans. C’est une réforme structurelle qui a été pensée, face à un état des lieux sur lequel tout le monde était d’accord et on a peur que certains textes soient abandonnés lors de la prochaine législature".

La FAPEO a des inquiétudes notamment par rapport au tronc commun, de la maternelle à la 3ème secondaire, "pilier de la réforme", et qui vise à réduire les inégalités, "pour qu’on évite que des enfants, suite à un échec soient relégués dans des filières qu’ils n’ont pas choisie."

Or, pour Véronique Detier, "le pacte , c’est un ensemble, on ne peut pas juste prendre une mesure par-ci par là qui met tout le monde d’accord, comme le renforcement de l’encadrement en maternelle"

 

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