Olivier Maingain et Jean-Pierre Lutgen: le début d'une idylle politique ?

"Oh non, il ne s'agit pas de ça. Ne voyez aucun aspect politique dans cette visite". Petit sourire en coin, Olivier Maingain ne convainc guère l'assemblée de journalistes qui suit sa visite à Bastogne, fief des frères Lutgen. Benoît dirige la ville, depuis l’hôtel de ville sis 58 rue du vivier ; à moins de 200 mètres, Jean-Pierre est le plus grand entrepreneur de la ville depuis les bureaux de son entreprise Ice-Watch, qui réalise plusieurs dizaines de millions de chiffre d'affaires chaque année. 200 mètres seulement séparent les deux batiments "mais ça fait cinq ans que Benoît n'est pas venu" confie Jean-Pierre. Les deux frères, fils de Guy, l'ancien ministre PSC, ne s'entendent pas, c'est de notoriété publique. Aux dissonances personnelles, faudra-t-il bientôt ajouter une rivalité politique entre les deux frères ?

Mi-septembre au plus tard

Longtemps affublé d'une étiquette MR, sans s'être jamais présenté à aucune élection, Jean-Pierre Lutgen ne cache plus qu'il réfléchit très fort à l'idée de se présenter devant les citoyens : "J'ai déjà assisté à deux réunions d'un mouvement composé de citoyens (...) Il est encore trop tôt pour annoncer quoi que ce soit, j'ai encore pas mal de voyages à faire pour mon entreprise. D'ici mi-septembre, je prendrai une décision".

Ce n'est pas à un vieux singe qu'on apprend à sentir le bon candidat. En marge d'une conférence de presse de présentation de plusieurs candidats Défi en lice dans la province du Luxembourg, organisée dans un local appartenant à Jean-Pierre Lutgen, Olivier Maingain est allé à la rencontre du patron d'Ice-Watch. Petite visite des locaux, descriptions des (nombreuses) œuvres d'art disséminées dans le QG d'Ice-Watch, ou encore anecdotes sur Jacques Chirac (dont une vieille affiche orne un mur des bureaux de l'entreprise), la rencontre entre ces deux hommes qui ne se connaissaient pas, a été, en présence de la presse, bon enfant. Une fois micros, stylos et caméras mis à la porte, que se sont dit les deux hommes, accompagnés de Jonathan Martin, vice-président de Défi, patron de la section luxembourgeoise ? A la sortie, c'est motus, distribution de montres et photo souvenir. Olivier Maingain a quitté, souriant, Bastogne. A-t-on assisté au début d'une idylle politique ? Réponse dans les semaines à venir.

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