Olivier Maingain (DéFI): "MR et PS doivent apprendre à respecter le choix des électeurs"

Olivier Maingain, le président de DéFI, est l’invité du Grand Oral RTBF/Le Soir ce samedi 8 septembre sur La Première. Il présente les objectifs et les priorités de son parti en prévision des élections communales d’octobre.

En tête du programme de DéFI, se trouve la gouvernance. "C’est une des raisons pour lesquelles on nous fait souvent confiance", avance-t-il. Il s’agit là d’une priorité, selon lui, au vu de l’exaspération générale. Mais, estime-t-il pour autant représenter le seul "parti propre" en Wallonie? "C’est n’est pas ce que je prétends", assure Olivier Maingain. "Je serais même peiné que nous soyons une exception, nous serions alors confrontés à une situation très grave ". Et, à l’entendre, il veille à ce que des moutons noirs n’apparaissent pas dans son parti. Un extrait de casier judiciaire est en effet demandé à chacun de ses candidats. "Et ceux qui ont un passé judiciaire sont écartés sur le champ".

Les ASBL communales, de refuges propices aux influences occultes 

En termes de propositions, ses lignes sont travaillées. L’interdiction de la rémunération des mandat dérivés est très vite évoqué. Un bourgmestre président d’une ASBL communale ne peut ainsi pas en tirer profit. C’est une proposition qu’il s’impose d’ores et déjà dans sa commune de Woluwe-Saint-Lambert et que son parti, entre autres, a pu faire inscrire dans les textes de la Région bruxelloise.

Ensuite, l’amélioration de la transparence dans la prévention des conflits d’intérêts, notamment via des ASBL relais. "Dans ma commune, nous sommes en train de supprimer les ASBL communales, ce sont trop de refuges propices aux influences occultes.

Il y a enfin la démocratie participative citoyenne. Un concept qu’il développe au sein de sa commune et qui ne vise pas seulement à informer la population ou à consulter son avis de temps à autre, mais à véritablement, dit-il "les associer à l’élaboration du projet".

Le délabrement du palais de Justice de Bruxelles? "C’est une honte absolue" 

Quand on lui demande ce qu’il ferait pour remédier à l’état de délabrement du palais de Justice de Bruxelles: "C’est une honte absolue. Très pratiquement il faut un plan d’investissements accéléré, comme on l’a fait pour les tunnels."

A propos de la ligne de défense de Theo Francken concernant les liens entre la N-VA et des membres du mouvement "Schild en Vrienden": " Quand il vient dire ‘Je ne sais pas qui ils sont’, soit c’est un imbécile parce qu’il se renseigne pas, ce que je crois pas un seul instant. Ce sont des camarades de parti, tout simplement ".

DéFI présentera des listes dans 80 communes et villes wallonnes ce 14 octobre : "Je suis ulcéré d’entendre toujours un discours de culpabilisation de la Wallonie. Mais il faut un tableau de bord avec des objectifs précis, notamment en termes de gestion publique par une simplification des institutions."

Il y a des alliances qu’on ne fera pas: Ni avec le PTB, la N-VA et le PP

Concernant les appels du pied des présidents du MR et du PS en vue des alliances politiques futures, à tous les niveaux de pouvoir : "Je les renvois dos à dos. Ces deux présidents vont apprendre à respecter le choix des électeurs. Pour ce qui est des alliances aux communales, il y a des alliances qu’on ne fera pas. Ni avec le PTB, la N-VA, PP, tous ces partis extrémistes. Et je répète avec force que je prendrai compte des résultats des élections, des sanctions. En cas de sanction nette, j’estime qu’il ne faut plus travailler avec ces partis."  

Olivier Maingain était interviewé par Béatrice Delvaux, Jean-Pierre Jacqmin et Jacques Cremers.

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