Olivier Maingain (DéFI): "Je ne ferai pas d'alliance avec un parti francophone qui emmène dans ses bagages la N-VA"

Olivier Maingnain, le président de DéFi, poussera sa liste pour les élections européennes. En vue du triple scrutin du 26 mai et alors que la campagne est amorcée, celui qui a été élu bourgmestre de Woluwe-Saint-Lambert lors des élections d'octobre 2018 était l'invité de Jeudi en Prime ce jeudi.

Le programme du parti qui se revendique de "libéral-social" paraîtra ce vendredi 12 avril. Il est intitulé "Clairement plus juste". Il convient alors de se demander ce qui est injuste et qui mériterait d'être rendu "plus juste" comme le veut l'appellation. "Ce qui est injuste c'est que beaucoup de personnes qui travaillent, mais aussi des retraités, ont vécu dans leur pouvoir d'achat, leurs revenus, une baisse de leurs capacités", affirme Olivier Maingain. 

Selon le président de DéFI, "il faut rétablir des équilibres nouveaux". "Il faut venir avec des réformes en profondeur", martèle-t-il avant d'affirmer "qu'il n'y a pas eu une réforme sur le niveau de la taxation en ce qui concerne le revenu du travail". Selon l'ancien libéral, "il y a une vraie réforme à faire". Une reforme que sa formation politique entend mettre en place si elle obtient les voix nécessaires à l'acquisition de responsabilités politiques. "Il faut rétablir des équilibres nouveaux. Moins de taxes ou une autre manière de redistribuer l'impôt", donne-t-il en exemple.

Exonérer l'impôt jusqu'à 13.800 euros de revenus, seuil en dessous duquel on commence à tomber dans la précarité. Il faut avoir le courage de parler de l'avantage d'avoir une voiture 'salaire'" 

"Le dernier mandat pour lequel nous sommes élu"

"Nous appliquons la règle du décumul. Nous exercerons le dernier mandat pour lequel nous sommes élu", précise le président de DéFI. Il rappelle qu'il est dernier sur la liste pour les Européennes du scrutin de mai. C'est pourquoi il revendique son ambition "que la tête de liste soit élue". "Si je suis élu, je serai appelé à siéger et c'est vrai pour tous nos candidats", précise Olivier Maingain. 

Il fait aussi référence à la position de Bernard Clerfayt, bourgmestre fraîchement réélu à Schaerbeek et tête de liste DéFI en region bruxelloise et pointé du doigt par Maxime Prévot qui évoque "une partie de poker menteur". "Il a vocation d'être ministre président, il a de sérieux atouts pour l'être donc il assumera la fonction de ministre président. Il a montré ce que c'était que d'apaiser une commune qui, reparlait à tous les citoyens. Ce qu'il a réussit remarquablement à Schaerbeek il a l'ambition de le faire pour la région Bruxelles-Capitale."

Écologie, aussi

"Nous voulons que l'on puisse déduire de la valeur exonérée de son patrimoine les investissements faits dans l'amélioration de son patrimoine et particulièrement pour les économies d'énergie. Pour 2 raisons : d'abord car c'est une manière d'encourager à faire ce qu'il est nécessaire pour lutter contre le réchauffement climatique. Mais dans le même temps, cela permettra aussi de faire rentrer dans l'économie réelle tout ce qui est aujourd'hui fait au noir", avance Olivier Maingain, remettant le doigt sur les objectifs de son parti en matière fiscale.

L'élu bruxellois se lance sur le terrain de l'écologie, que son parti revendique comme l'un de ses cheveux de bataille. "Pour la mobilité à Bruxelles, Ecolo ne veut pas parler du développement du réseau du métro", pointe-t-il en terme de mobilité. "Il faut faire un marché commun des énergies renouvelables au niveau européen", avance aussi le président de parti. Il estime qu'il faut redonner à l'Europe "la maîtrise de ses ressources".

Avec qui gouverner?

Quelle est la couleur politique qui dominera si DéFI arrive à obtenir un score assez élevé pour accéder aux différents niveaux de pouvoir ? "Je n'ai aucune préférence, répond d'abord Olivier Maingain. Je ne ferai pas d'alliance avec un parti francophone qui emmène dans ses bagages la N-VA. On a vu le dégât que cela causait pour la gestion de ce pays et pour la stabilité des institutions.  Bart de Wever a réussit un coup de maître en cherchant à déstabiliser les institutions, ça suffit, basta", invective-t-il, utilisant la même formule que lors du congrès de son parti en janvier dernier.

Il précise toutefois que son parti "tiendra compte des résultats de élections".

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