Olivier Chastel: "La N-VA n'a pas dirigé ce gouvernement au départ d'Anvers"

Les deux grands ennemis politiques francophones, MR et PS, ont fait leur rentrée. Le président du MR, Olivier Chastel était ce matin sur La Première pour affirmer que "l'électeur est face à un choix très clair".  

Quelles coalitions ?

La position du chef du MR est la suivante : "Je n’exclus aucune famille démocratique. Nous ne créons des exclusifs (des exceptions, NDLR) qu’avec les extrêmes." Les coalitions MR-PS dans les villes (notamment à Bruxelles, Liège, Charleroi) "qui fonctionnent et seront plébiscitées par les électeurs" pourront être reconduites car "les villes ont leur autonomie". Samedi dernier, Olivier Chastel affirmait déjà être favorable à la reconduction des coalitions au fédéral et en Wallonie.

Le but d’Olivier Chastel est de "retrouver une forme de coalition qui permet d’appliquer le programme libéral " insistant sur le fait que "la N-VA n’a pas dirigé ce gouvernement au départ d’Anvers. L’axe libéral MR-VLD a été appliqué par Charles Michel." 

"Éloigner" le spectre du confédéralisme

Selon Olivier Chastel, l’électeur francophone a le choix "entre poursuivre les réformes (en matière d’emplois, de tax shift) soit un programme de gauche mené par Elio Di Rupo avec Ecolo et Défi". Ainsi, "voter Défi, c’est voter PS", conclut-il.

Le président du MR pense que "la meilleure façon de défendre les francophones c’est de renforcer le socio-économique dans nos régions" car cela "éloigne le spectre du confédéralisme" : "Meilleures seront les régions (wallonne et bruxelloise) sur le plan socio-économique, moins la Flandre aura le sentiment qu’elles vivent à ses dépens."

Politique d’immigration et enfermement des enfants

Une deuxième famille vient d’être enfermée à Steenokkerzeel tandis que la première aura bientôt dépassé le délai légal de 28 jours de détention. Olivier Chastel a réaffirmé le soutien de son parti à la politique menée par Théo Francken ("c’est la politique des quatre partis, c’est la politique de l’accord de gouvernement") : "Soit on sépare les parents des enfants, soit on met ces familles dans des unités familiales pour permettre d’éviter les 'maisons de retour' que les personnes savaient quitter trop facilement."

Pour le président du MR, il n’existe pas d’alternative à la politique du gouvernement : "Ceux qui contestent actuellement n’ont pas de solution. Si ce n’est l’ouverture des frontières et la régulation massive". En vue des élections de mai 2019, "il va falloir un débat sérieux et confronter les modèles".

Il a répété que les unités au centre 127bis ont été construites sur base d’une législation de 2011 "qui respecte l’intimité des familles", associant, au passage sans le nommer ("par charité chrétienne"), le cdH qui avait voté cette mesure.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK