Oeufs contaminés: les demandes d'indemnisations se multiplient parmi les exploitations

Selon le ministre régional de l'agriculture René Colin, la moitié des 50 élevages bloqués n'a toujours pas été analysée.
Selon le ministre régional de l'agriculture René Colin, la moitié des 50 élevages bloqués n'a toujours pas été analysée. - © ERIC LALMAND - BELGA

Le gouvernement fédéral réagit à la crise des oeufs contaminé et lance une task force afin d’examiner les mesures de soutien pour venir en aide au secteur de la volaille. D'autres mesures ont vu le jour dont l'élargissement des accréditations des laboratoires pour accélérer les analyses. Selon le ministre régional de l'agriculture René Colin, la moitié des 50 élevages bloqués n'a toujours pas été analysée.

Et cette crise à des conséquences financières sévère pour le secteur de la volaille. Les demandes d'indemnisations se multiplient parmi les exploitations qui ont été bloquées ou ont vu leur production détruite. Le préjudice est déjà estimé à, au moins 10 millions côté flamand. Plusieurs centaines de milliers d'euros au sud du pays.

Quelles sont les voies d'indemnisations?

En attendant une éventuelle intervention au niveau européen, deux possibilités sont mises en avant au niveau belgo-belge. D’une part les indemnisations que les uns ou les autres iraient réclamer en justice. Le Boerenbond mais aussi la FWA ou encore l'Union des classes moyennes ont annoncé vouloir introduire une action collective, avec constitution de partie civile en faveur des producteurs ayant subi un préjudice dans la crise des oeufs. Mais chacun sait déjà que, comme lors de la crise de la dioxine, le traitement judiciaire du dossier sera long. L'autre piste, plus immédiate, serait de recourir au Fonds sanitaire fédéral ou "Fonds budgétaire pour la Santé et la qualité animale", un fonds de plusieurs millions d'euros, alimenté par les cotisations obligatoires des secteurs bovins, porcins, ou volailles et cogéré par le SPF Santé publique et l'AFSCA.

Il est normalement destiné à dédommager les producteurs obligés d'abattre leurs animaux pour cause de maladies et d'épidémies. Ce qui n'est pas vraiment le cas ici. Le gouvernement réfléchit donc à voir comment il pourrait être activé le plus vite possible ne fut-ce que pour préfinancer des indemnisations. Ou se donner le temps de trouver d'autres mécanismes d'indemnisations sont possibles.

La crise s'étend en Europe. Royaume-Uni, Roumanie, Autriche, danemark... La présence d’œufs contaminés est attestée dans 12 pays européens.

 

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