N-VA-Vlaams Belang: une porosité électorale évidente

NVA-Vlaams Belang: une porosité électorale évidente
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Le reportage de la VRT sur le mouvement de jeunesse flamand Schild en Vrienden cible à nouveau l'extrême-droite flamande. Une extrême-droite qui a eu son heure de gloire avec le Vlaams Belang, ex-Vlaams Blok dans les années 90 et au début des années 2000.  On l'oublie parfois mais, en 2004, lors des élections régionales, le Vlaams Blok avait obtenu 24% en Flandre, dépassé seulement et de justesse par le cartel CD &V-N-VA, 26%.

On l'oublie parfois aussi mais le Vlaams Belang était arrivé en tête dans 7 communes de Flandre en 2006, principalement dans son bastion, la province d'Anvers comme à Schoten, Boom, Lierre ou encore Alost en Flandre orientale.

En 2012, la N-VA lamine le Vlaams Belang

Mais, en 2012, lors des dernières élections communales, la N-VA a écrasé le Vlaams Belang. Le parti d'extrême-droite est passé de 792 conseillers communaux à 190 et il n'est plus arrivé en tête dans aucune commune de Flandre. La cause: la montée de la N-VA qui a siphonné son électorat partout mais surtout en province d'Anvers.

Anvers: le Vlaams Belang passe de 33 à 10%

Et, dans le même temps, en 2012, la NVA obtient 37% et Bart De Wever devient bourgmestre. Et, pourtant, six ans plus tôt, le cartel CD&V-N-VA n'avait obtenu que 11%. A Boom, près d'Anvers, même chose. En 2006, le Vlaams Belang y est premier parti avec 29%. En 2012, il n'en récolte plus que 13. Mais la N-VA cartonne et obtient 36%. Il est évident que la N-VA a été prendre des voix dans tous les partis mais il est aussi évident que c'est principalement l'électorat du Vlaams Belang que la N-VA, parti nationaliste, est allée chercher.

Et la N-VA recrute au Vlaams Belang

C'est notamment le cas de Karim Van Overmeire qui n'a quitté le Vlaams Belang qu'en 2010. Karim Van Overmeire a été l'un des auteurs du sulfureux plan anti-immigration en 70 points du parti d'extrême-droite.

Mais, en 2012, il est sur la liste N-VA à Alost. C'est une recrue de poids. En 2006, avec lui comme tête de liste, le parti d'extrême-droite y était la première force politique. En 2012, avec Karim Van Overmeire à la troisième place, c'est la N-VA qui cartonne avec 31%. Et Karim Van Overmeire est aujourd'hui un échevin en vue.

Autre exemple: Luc Sevenhans qui a été, durant de nombreuses années, parlementaire Vlaams Belang. Aujourd'hui, il est échevin N-VA à Brasschaat, la ville dirigée par le vice-premier ministre Jan Jambon.

La porosité électorale entre les 2 partis est donc évidente. Et si la N-VA veut encore progresser, c'est surtout au Vlaams Belang, mal en point, qu'elle peut encore aller chercher des voix. Ce n'est pas pour rien que le Vlaams Belang attaque d'abord et surtout la N-VA sur deux points : pour sa politique migratoire jugée beaucoup trop trop laxiste et pour la mise au frigo de son projet indépendantiste.

 

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