Numéros Inami: le gouvernement "laisse traîner une épée de Damoclès au-dessus des étudiants", estime Marcourt

Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles dit "prendre acte d'une avancée insuffisante".
Jean-Claude Marcourt, Ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles dit "prendre acte d'une avancée insuffisante". - © NICOLAS LAMBERT - BELGA

S'il estime qu'"il était temps qu'une réponse positive soit enfin apportée aux étudiants de dernière année", le ministre de l'Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt craint une discrimination des francophones lors du calcul des numéros Inami délivrés en surplus dans le passé et à récupérer.

Le ministre réagit à l'annonce du gouvernement fédéral de ce matin concernant la solution trouvée dans le dossier des numéros Inami ainsi que pour la fixation des quotas de médecins. Le gouvernement a donc décidé d'accorder des numéros Inami aux étudiants en médecine qui terminent leur cursus cette année. Pour les années 2018, 2019 et 2020, les étudiants auront un numéro Inami "à condition que l'examen d'entrée (ndlr.: existant en Flandre depuis 20 ans et à partir de septembre prochain côté francophone) tienne la route", détaille Maggie De Block.  

En 2023, année de diplôme de ceux qui entameront en septembre 2017 leurs études, il y aura une adaptation de la clé de répartition des numéros INAMI. Elle est de 60% pour la Flandre aujourd'hui, 40% côté francophone. En 2023, il y aura un léger assouplissement plus favorable aux francophones 58% côté flamand, 42% côté francophone. Mais en parallèle, on s'efforcera de récupérer les numéros non utilisés, on corrigera les surnombres passés. Ce qui veut dire aussi qu'à partir de 2024, ce sera le tour de vis, il n'y aura plus que 505 numéros INAMI pour des étudiants francophones contre 607 l'année précédente. C'est ce tour de vis qui inquiète l'opposition. 

Jean-Claude Marcourt, ministre de l'Enseignement supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles dit "prendre acte d'une avancée insuffisante". Pour les étudiants sortant en 2017 il se félicite, "il était temps" mais il conteste les modes de calculs des numéros Inamidélivrés en surplus dans le passé et à récupérer. Pour Jean Claude Marcourt, c’est d’autant moins compréhensible que "tous les indicateurs sont au rouge, que les pénuries de praticiens se font ressentir et que nous importons des médecins diplômés de l’étranger pour précisément répondre à ces pénuries". Et d’ajouter: "Comment ne pas y voir une volonté de discriminer les francophones?". Côté cdH, on s'inquiète aussi du durcissement des quotas pour les francophones à partir de 2024 y voyant la volonté des partis néerlandophones.

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