Numéros Inami pour les médecins: pour Maggie De Block, la guerre politique est relancée

La ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) veut durcir la délivrance des numéros Inami en fin de parcours. A partir de 2025, les quotas de numéros Inami seront doublés d’un système « d’attestations de contingentement ». L’objectif : réduire le nombre d’étudiants en médecine, comme l’expliquait la ministre ce lundi matin au micro de Matin Première.

Malgré la mise en place d’un examen d’entrée en Fédération Wallonie-Bruxelles, les candidats médecin sont toujours trop nombreux pour la ministre par rapport aux quotas qui devaient être respectés dans le domaine. « J’ai toujours dit qu’il n’était pas suffisant d’installer un filtre. Il faut que ce filtre soit efficace, avance Maggie De Block. Ici, on a laissé passer le double de médecins dont on a besoin. »

Pour elle, la responsabilité est celle du ministre de l’Enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt qui n’aurait pas respecté l’accord de départ : « Les francophones ont trop de médecins, mais pas assez de généralistes. C'est une question de sous-quota. En Flandre, 40% des médecins ont été formés chaque année en généraliste, alors il y en a presque assez. Mais en Wallonie, par contre, on est à 23-27%. Ce n’est pas suffisant ». Conséquence, la guerre politique est relancée : « On n’a pas respecté l’accord, alors je ne sais rien faire. Et si je ne fais rien, les futurs étudiants n’auront pas de numéro », assène-t-elle.

Dispositifs médicaux moins chers

Dès le 7 février 2019, la ministre de la Santé autorise la vente en grandes surfaces de dispositifs médicaux tels que des pansements stériles ou des sondes, en accord avec une directive européenne allant à l’encontre du monopole des pharmacies sur certains produits. « La bonne nouvelle, c’est que ce sera moins cher dans les magasins », se réjouit-elle. De quoi fâcher les pharmaciens ? « Non. Ce seront des produits vendus par les pharmaciens parce qu’ils sont stériles, mais pas des médicaments », tient à rassurer la ministre.

Rien contre la procédure des visas humanitaires

Maggie De Block s’est également exprimée sur l’Asile et la Migration, compétence dont elle a hérité suite au départ de la N-VA du gouvernement. Si son prédécesseur l’accuse de laxisme, la libérale n’y prête aucune attention. « Après les élections communales, des quotas ont été mis en place. Il n’y avait que 50 personnes qui pouvaient se rendre chaque jour au Petit-Château (centre d’accueil Fedasil de Bruxelles, ndlr). Ces quotas ont été en place pendant 3 semaines. S’il y avait 120 personnes, seules 50 étaient prises en charge. Le reste était accueilli par des associations, chez des gens qui ont donné temporairement une chambre, ou dans les parcs. Aujourd’hui, on a résorbé cette situation », annonce-t-elle.

Quant au récent scandale des visas humanitaires, Maggie De Block ne voit aucune raison de réformer quoi que ce soit. « On va en parler demain au parlement, explique-t-elle. Je pense qu’il ne faut pas changer la procédure, mais qu’il faut être transparent dans les décisions que l’on aura prises. » Elle admet cependant que les méthodes de Théo Francken ont posé problème : « Il a changé la façon de procéder et a fait intervenir des personnes intermédiaires, et c’est avec ces personnes qu’il y a eu des problèmes ».

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