Nuisances des avions: le Brabant flamand et ses communes organisent eux-mêmes des états-généraux

Nuisances des avions: le Brabant flamand et ses communes organisent eux-mêmes des états-généraux
Nuisances des avions: le Brabant flamand et ses communes organisent eux-mêmes des états-généraux - © ROSLAN RAHMAN - AFP

La plate-forme Brabant flamand, région de l'aéroport (Platform Luchthavenregio Vlaams-Brabant), a décidé d'organiser elle-même des états-généraux sur les nuisances sonores autour de la zone aéroportuaire, lundi, le 17 septembre. Elle a indiqué avoir pris l'initiative vendredi car le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) ne donne pas l'impression de le faire lui-même. L'événement sera organisé à 12 heures dans la salle du conseil provincial, à Louvain.

Les bourgmestres de Machelen, Vilvorde, Meise, Grimbergen et Wemmel avaient intenté en 2016, une action en cessation environnementale auprès du tribunal de première instance de Bruxelles contre le plan de répartition Wathelet de 2014. Motif: celui-ci a engendré, selon eux, une forte hausse du survol de leurs communes et il n'était par conséquent plus question d'une répartition équilibrée.

Cette initiative avait été prise en réaction à la décision prise un an plus tôt par un juge francophone qui avait remis en cause deux mesures favorables au Noordrand. Le gouvernement flamand s'était joint à leur action.

A la fin du mois de mai dernier, le juge néerlandophone du tribunal de première instance de Bruxelles avait imposé au gouvernement fédéral d'adapter, dans un délai de 90 semaines, les routes de survol de ces communes sous peine de fortes astreintes. Il avait par ailleurs imposé, pour le 17 septembre au plus tard, la tenue d'états-généraux qui doivent mener à un avis sur les routes à utiliser et sur une "loi de la navigation aérienne", ainsi qu'à un pacte sur l'avenir de l'aéroport de Zaventem.

Jeudi, le ministre Bellot a indiqué que les états-généraux seraient organisés après les élections communales car une convocation, dès à présent, des bourgmestres n'aurait pas de sens étant donné qu'il pourrait ne pas s'agir des mêmes personnes après le 14 octobre.

La plate-forme de la région aéroportuaire ne souhaite pas attendre cette échéance. Elle invite le ministre et d'autres acteurs à prendre part au débat qu'elle ouvrira lundi, à Louvain. Elle se dit convaincue "qu'un dialogue entre toutes les parties concernées peut constituer la base d'un pacte largement porté sur l'avenir de l'aéroport, une limitation des nuisances sonores et une répartition équitable de celle-ci".

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK