Nucléaire: report de la décision sur le redémarrage de Doel 3 et Tihange 2

Ce report confirme en tout cas qu'un sérieux débat agite les experts, que ceux de l'agence sont les plus réticents en l'état actuel du dossier, et que l'analyse faite par Electrabel - quoique très fouillée - n'est pas suffisante à leurs yeux.

De tous les groupes d'experts consultés, ce sont les experts de l'agence fédérale de contrôle nucléaire qui sont les plus réticents à suivre l'analyse d'Electrabel, selon laquelle on pouvait redémarrer tout de suite, sans dangers, les deux réacteurs.

D'ailleurs l'agence signale la haute qualité de l'énorme travail fourni par les ingénieurs d'Electrabel pour comprendre la nature des micro-défauts relevés sur les cuves de deux réacteurs, surtout à Doel. Et l'agence écrit aussi qu'elle ne voit pas d'éléments qui indiquent que les centrales doivent être mises à l'arrêt définitif.

Mais après ces considérations positives viennent les réserves. Les incertitudes qui restent préoccupent l'agence, surtout celles sur la résistance de la cuve. Elles demande donc de nouveaux tests à Electrabel, notamment des tests de pression hydraulique accompagné par un examen acoustique : on verrait alors si, sous une pression particulièrement forte, les petites bulles repérées dans ma masse de l'acier évoluent ou restent stables.  

Avec ces nouvelles données, l'agence pourra mieux, dit-elle, estimer que la marge de sûreté nécessaire est restée intacte.

Cela prendra plusieurs semaines, la nouvelle échéance sera dit-on courant février. Il s'agit donc d'un sérieux contretemps pour Electrabel.

Cela ne préjuge pas du résultat final, mais cela montre aussi que dans l'état actuel du dossier, il n'y a pas consensus sur les conditions nécessaires à un redémarrage des réacteurs.

 

Marc Molitor

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