Nucléaire: "Mais sur quelle planète vit la N-VA?" demande Elio Di Rupo

Le Premier ministre Elio Di Rupo à la Chambre
Le Premier ministre Elio Di Rupo à la Chambre - © BELGA/NICOLAS MAETERLINCK

L'accord intervenu mercredi sur le plan d'équipement électrique "est un compromis", a reconnu Elio Di Rupo. Mais, a-t-il ajouté "après des années d'insécurité, nous donnons la sécurité avec une vision d'avenir claire".

Par ailleurs, le Premier ministre a répondu fermement à Ecolo/Groen et à la N-VA qui ont critiqué ce plan. "Il n'y a pas qu'Ecolo/Groen qui détient la vérité. D'ailleurs, la co-présidente d'Ecolo Emily Hoyos a reconnu que pour garantir l'approvisionnement il fallait prolonger deux centrales pour 2 ou 3 ans. Nous n'en prolongeons qu'une pendant 10 ans pour avoir une capacité suffisante et permettre les investissements indispensables en matière de sécurité", a dit le Premier ministre.

Elio Di Rupo s'est ensuite tourné vers la N-VA qui défend la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. "Mais sur quelle planète vit la N-VA? ", a-t-il lancé soulignant qu'il s'agissait d'une prise de position en contradiction avec l'évolution générale.

Sujet délicat

Le Premier ministre Elio Di Rupo et le secrétaire d'Etat à l'Energie Melchior Wathelet ont été interrogé jeudi à la Chambre par une douzaine de députés de la majorité et de l'opposition.

"L'accord de gouvernement prévoyait que le gouvernement trancherait dans les six mois sur un plan d'équipement énergétique. Le secrétaire d'Etat a fait un travail remarquable. Nous avons décidé le jour même où le dossier nous a été transmis. C'est notre responsabilité à l'égard des citoyens, des entreprises et des acteurs sociaux, sur un sujet aussi délicat, d'être aussi clair que nous l'avons été", a souligné Elio Di Rupo.

Le Premier ministre a encore insisté sur le fait que le gouvernement avait décidé la "fermeture de deux centrales sans licenciement".

Perspectives d'avenir

Melchior Wathelet a pour sa part expliqué que le gouvernement avait décidé la prolongation de 10 ans de la centrale de Tihange I pour permettre la transition: "Nous pouvions décider de prolonger pour 2 ou 3 ans sans investissement pour garantir la sécurité. Cette idée ne nous est même pas traversé l'esprit. Nous pouvions aussi le faire avec des investissements mais sur une aussi courte durée c'est le consommateur qui les aurait payés, mettant notamment à mal la compétitivité des entreprises".

Le secrétaire d'Etat a aussi insisté sur le fait que le plan "ne se contente pas de sortir du nucléaire" mais comporte des perspectives d'avenir avec des investissements dans le gaz ce qui doit assurer la flexibilité pour permettre le développement du renouvelable".

Melchior Wathelet a encore dit qu'il espère déposer en septembre au parlement trois projets de loi pour concrétiser l'accord.

Belga

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