Nucléaire: Emily Hoyos se demande si le fédéral maîtrise bien la situation

"Moi je me demande si le gouvernement fédéral maîtrise bien la situation et est capable d'envoyer des signaux clairs à nos partenaires et aux investisseurs qui doivent aujourd'hui, et c'est ça l'enjeu au-delà du blackout qui n'aura pas lieu cet hiver, faire en sorte que des investisseurs autres que le nucléaire viennent ici en Belgique construire les solutions énergétiques de demain", poursuit-elle.

Emily Hoyos va même plus loin, elle accuse le gouvernement fédéral de postposer ses décisions le temps des communales, "laissant de côté des dossiers très importants et il n'y a pas que le nucléaire", précise-t-elle. 

Il n'y aura pas de blackout

Malgré tout, la co-présidente d'Ecolo estime qu'il n'y aura pas de blackout, "je pense que le gouvernement à les outils en main". Il faut dire à Electrabel de ne pas fermer les centrales ("thermiques", précise-t-elle) qu'elle compte fermer et "il faut absolument que la Belgique contacte le gouvernement néerlandais, sans attendre, pour réserver des capacités de production et d'importation car la Hollande produit trop d’électricité en hiver".

Electrabel et "les bénéfices fait sur le dos des Belges"

Réagissant aux propos de la patronne d'Electrabel, qui accusait samedi dans la presse le gouvernement de l'empêcher de baisser ses prix, Emily Hoyos déclare qu'il faut désormais être plus clair sur la manière dont on gère ce secteur.

"Electrabel doit aussi comprendre que la population a contribué à ses bénéfices plantureux", dit-elle avant d'ajouter : "Electrabel est un acteur important dans le secteur électrique et on sait bien qu'ils ont un rôle important dans la manière dont les uns et les autres se comportent par rapport à eux pour former leurs prix. Mais ils ont aussi un rôle important dans la mesure où ils ont rentabilisé leurs centrales depuis longtemps et il faut que l'Etat belge, qui est le seul garant de l'intérêt général (ce n'est pas Electrabel, le secteur est libéralisé) maintenant, doit aller chercher ces bénéfices qui sont fait sur le dos des Belges et avec ces bénéfices mener bien sûr une politique des prix mais surtout isoler les logements et bâtiments publics pour que finalement les Belges soient moins dépendants des politiques de prix des uns et des autres". 

 

C. Biourge

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