Nuage: rififi entre la Défense et Brussels Airlines

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Un avion affrété par Brussels Airlines auprès de la Défense devait décoller mardi à destination dse l'Afrique pour rapatrier des Belges bloqués par la fermeture des aéroports. Problème: le ministre de la Défense, Pieter De Crem ne veut pas lâcher le manche.

Nous en faisions état mardi matin: la Défense devait mettre ses avions à disposition pour le rapatriement des Belges coincés à l'étranger, en particulier en Afrique. Un premier Airbus aurait dû s'élancer pour Kinshasa. "La Défense n'a pas toujours été appréciée à sa juste valeur ces derniers mois, mais on reconnaît ses amis dans la nécessité", disait le porte-parole de l'armée. Problème : Brussels Airlines n'a pas la même version que la Défense...

En réalité, l'Airbus qui devrait partir aujourd'hui a été loué à 100% par Brussels Airlines à la Défense. Le contrat a été signé lundi soir. Et cet avion ne devait pas s'envoler pour Kinshasa mais bien pour Dakar ! Pour Brussels Airlines, c'est clair, la Défense et son ministre entendent diriger la manoeuvre alors que l'avion loué doit permettre à la compagnie aérienne de ramener au plus vite ses clients en rade.

Par ailleurs, Brussels Airlines a très mal pris le fait que la Défense ait réservé d'office huit places pour des journalistes dans l'avion. Ca n'est pas l'objectif, dit-on chez le transporteur aérien. Résultat: l'avion est resté longtemps cloué au sol.

En attendant que le nuage - d'orage - se disperse, sans doute.

Retour en C-130

Cet "incident diplomatique" n'a cependant pas empêché de conclure d'autres accords. Ainsi, un avion de transport C-130 "Hercules" de l'armée belge rapatriera mercredi 60 personnes de Beyrouth, où elles sont bloquées par la fermeture depuis cinq jours de l'espace aérien européen, a annoncé mardi le ministère de la Défense.

Cet avion, qui effectuait un vol de ravitaillement au profit des Casques bleus belges de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL), rapatriera une soixantaine de passagers de Beyrouth, plutôt que de revenir à vide, a indiqué un porte-parole du ministre de la Défense, Pieter De Crem, à l'agence Belga.

Il s'agira du second vol de rapatriement - moyennant paiement de la part des compagnies aériennes - effectué par un appareil militaire, après l'accord donné mardi par le Conseil des ministres restreint à l'utilisation d'avions de la composante aérienne de l'armée pour ramener des passagers en attente d'un vol retour pour la Belgique.

 

T.N.

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