Nouvelle soirée de négociations, malgré l'accord dégagé mardi

Les négociateurs CD&V, MR, N-VA et Open VLD relisent ce mercredi les accords conclus.

Les négociateurs procèdent à la dernière lecture de l'accord. Ils ont débuté à 14 heures avec les chapitres sociétaux et sont plongés depuis le début de la soirée dans le volet socio-économique de l'accord. La fiscalité devrait les mobiliser une bonne partie de la soirée. Il n'y aurait toutefois pas de difficulté, indique-t-on dans l'entourage des négociateurs.

Cette dernière lecture ne devrait pas prendre trop de temps même s'il reste encore à trancher l'un ou l'autre point qui ne fait pas encore totalement consensus. "Il existe un certain nombre de chapitres sur lesquels on n'est plus revenu depuis plusieurs jours", a commenté le chef de file MR Didier Reynders alors que le vice-premier ministre Open Vld Alexander De Croo évoquait l'Asile et l'Immigration parmi les chapitres à finaliser.

Mais au-delà de la dernière lecture, beaucoup ont déjà les yeux rivés sur la répartition des compétences qui mobilisera plus tard dans l'après-midi les présidents de partis et les coformateurs. "Il peut encore y avoir des sujets qui fâchent", a indiqué Didier Reynders soulignant que le partage des portefeuilles était "toujours compliqué" en fin de parcours de formation.

Les présidents de parti doivent également, dans la foulée, négocier la répartition des compétences. A cet égard, une partie de l'exercice a déjà été réalisée. Mais il n'y aura pas d'accord sur ce qui a été engrangé tant que le reste de l'accord ne sera pas définitivement ficelé. Ainsi, à ce stade, il paraît acquis que le gouvernement fédéral sera composé de 14 ministres, 7 néerlandophones (3 N-VA, 2 CD&V et 2 Open Vld) et 7 francophones MR dont le Premier ministre Charles Michel. Des noms circulent également pour le casting ministériel qui sera dévoilé après les congrès de participation. Il s'agit des noms régulièrement cités ces dernières semaines. "Je serai en tout cas vice-premier ministre", a confirmé le chef de file sortant du MR au gouvernement fédéral, se disant "ravi" de son statut. D'aucuns évoquent une reconduction de M. Reynders aux Affaires étrangères mais rien n'est décidé à ce stade. Il y a des procédures à suivre pour établir le casting, a rappelé ce dernier, précisant que les congrès de parti devaient encore se positionner sur le contenu de l'accord.

Il n'y a pas encore non plus d'accord à ce stade sur le nombre de ministres que comprendra le gouvernement même si l'hypothèse d'une équipe dégrossie a probablement vécu. Dans le cadre de cet exécutif inédit, il sera suffisamment difficile pour les trois partis flamands de se répartir des compétences appréciables, a fait observer Didier Reynders. Le MR ne s'oppose pas non plus à ce que le futur Premier ministre Charles Michel soit compté dans le quota des ministres francophones, deux hypothèses qui ouvrent la voie à un gouvernement composé de 14 ministres et d'un certain nombre de secrétaires d'Etat. Il est "assez logique" que néerlandophones et francophones, Premier ministre compris, aient le même nombre de ministres dans le gouvernement, a indiqué Didier Reynders selon qui il existe "d'autres formules" pour respecter les équilibres.

Voici ce que l'on sait déjà des accords :

Puis viendra la défense de l'accord de gouvernement devant les différents partis. Les quatre présidents de parti associés aux discussions doivent présenter le projet à leur troupes. Ce sont les congrès de participation prévus jeudi dans la soirée.

Mercredi soir, on a aussi appris via l'agence Belga que le gouvernement Michel 1er penche pour le remplacement des chasseurs F-16.

Reste alors la répartition des portefeuilles ministériels avec sept ministres pour le MR, dont le poste de Premier ministre, et les sept autres à se partager entre N-VA, CD&V et Open Vld... Dès que l'équipe sera composée, elle pourra aller prêter serment devant le roi Philippe. C'est prévu pour ce samedi.

Les négociateurs N-VA, MR, CD&V et Open Vld sont parvenus mardi soir à un accord sur le budget et à un accord de gouvernement. A 38 ans, Charles Michel sera le plus jeune Premier ministre de l'histoire du pays.

RTBF, avec Belga

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