Nouveau "saut d'index" pour les médecins

Nouveau "saut d'index" pour les médecins
Nouveau "saut d'index" pour les médecins - © Tous droits réservés

Encore une mesure qui était passée inaperçue dans les récentes décisions budgétaires du gouvernement fédéral : la poursuite du gel des honoraires des médecins qui se voient appliquer, pour la 2ème année consécutive, un gel, un saut d'index sur leurs tarifs. Des médecins, représentés notamment au sein de l'ABSYM - l'Association belge des syndicats médicaux -, qui menacent dès lors de boycotter la prochaine discussion médico-mut prévue à la rentrée. Traditionnel coup de fièvre avant le grand marchandage.

Les faits, puis leur interprétation. D'abord les faits : le gouvernement fédéral Michel a décidé pour la 2ème année consécutive de ne pas accorder de marges pour une indexation des honoraires de médecins et autres prestataires de soins (dentistes, kinés, et autres spécialités). Économie attendue par le gouvernement: 70 millions cette année, 82 millions l'année prochaine. Soit l'application aux praticiens d'un "saut d'index", mais moindre que pour les autres catégories de travailleurs. (1,15% contre 2%!). Tout de même de quoi, côté interprétation cette fois, crisper largement le monde médical. S'estimant à la diète une nouvelle fois, avec des effets durables jusqu'en 2017 au moins, d'où une demande de "compensations" à la ministre des Affaires sociales, l'Open VLD Maggie De Block, et surtout la menace agitée, côté ABSYM, de ne pas venir s'asseoir à table lors des discussions prévues en septembre, la prochaine convention médico-mut (médecins-mutuelles-gouvernement) valable pour 2 ans, la précédente version adoptée en décembre 2014 en plein carcan budgétaire déjà n'étant valable qu'un an. L'accord conclu alors avait abouti à geler et maintenir les honoraires au niveau de 2014. Autre menace : que les médecins soient découragés à se "conventionner", ce qui pourrait laisser repartir les tarifs à la hausse, en défaveur des patients.

Il reste de quoi négocier

Du côté du gouvernement, peu d'informations filtrent sur cette volonté d'un nouveau gel des honoraires. Tout au plus confirme-t-on bien la mesure mais en précisant aussitôt que les notifications formelles de l'accord budgétaire conclu il y a une petite semaine n'ont pas encore été rédigées; en clair, que si l'on a bien déterminé par département et donc notamment pour les Affaires sociales, les soins de santé, le montant d'économies à réaliser, les mesures concrètes - le "comment" y arriver - peuvent et doivent encore faire l'objet de discussions. Et le gouvernement d'à nouveau bien convier chacun autour de la table de négociations... dès la rentrée. La porte reste ouverte.

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