Nouveau décret inscriptions: "ce sera pour la rentrée suivante", dit Caroline Désir

Nouveau décret inscriptions: "ce sera pour la rentrée suivante", dit Caroline Désir
Nouveau décret inscriptions: "ce sera pour la rentrée suivante", dit Caroline Désir - © Tous droits réservés

La nouvelle ministre de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles Caroline Désir (PS) était l’invitée de "Jeudi en Prime".

Nathalie Maleux et François De Brigode l’ont notamment interrogée sur les problèmes de paiement rencontrés par différents enseignants répartis dans trois établissements. Ils sont donc toujours plusieurs à attendre leur premier salaire depuis la rentrée.

La ministre a estimé que cette situation "liée à des erreurs humaines" est "inacceptable". La nouvelle ministre de l’Éducatioin et le ministre du Budget ont pris contact avec l’administration. Une partie des enseignants devraient être payés dès demain, vendredi. Les autres percevront leur salaire dans le courant de la semaine prochaine d’après Caroline Désir.

Pas de modification immédiate du décret inscriptions

Dans leur accord de gouvernement, les partenaires de majorité ont convenu de revoir le décret inscriptions qui fait l’objet de nombreuses critiques depuis sa mise en place. Mais la ministre a confirmé que ce décret ne serait pas revu avant la prochaine rentrée de septembre 2020. Les élèves qui entreront en secondaire l’année prochaine devront donc encore suivre les règles d’inscription fixée par le décret.

"Je dois prendre le temps, s’est justifiée la ministre. Je vais faire ce travail sérieusement pour ne pas créer le chaos et revoir des mécontents, des files devant les écoles."

Les délais sont serrés pour imaginer revoir ce système techniquement complexe et politiquement délicat. Or la procédure d’inscription démarre au mois de février. "On est déjà au mois d’octobre. Je suppose que ce sera pour la rentrée suivante. Un an de travail ne sera pas de trop", selon Caroline Désir qui a participé aux débats sur le décret lorsqu’elle était députée de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Pacte d’excellence: la ministre s’inscrit dans la continuité

Quant au pacte d’excellence, la ministre a l’intention de poursuivre le travail de la ministre précédente de l’Éducation, Marie-Martine Schyns (cdH) : "Cette réforme doit s’installer sur quinze ans. Il est donc important d’envoyer un message de continuité aux acteurs de l’enseignement."

Cette réforme doit notamment permettre à l’enseignement francophone d’être plus efficace. Selon une étude de l’ancien recteur de Saint-Louis, qui a comparé 28 types d’enseignement, le système d’enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles est à la fois très peu performant et très coûteux. La ministre partage ce constat : "Je ne peux que le rejoindre. Ces constats ont été posés par l’ensemble des acteurs de l’enseignement. C’est pour cela qu’on a mis le pacte d’excellence en place. On ne peut plus se contenter du statu quo."

Rythmes scolaires: du changement en vue ?

Au cours de l’interview, la ministre a admis que les rythmes scolaires pourraient évoluer au cours de la législature. "Sur l’année scolaire, il y a des moments assez inadaptés en termes de rythmes, explique Caroline Désir. Mais la ministre reconnaît qu’il s’agit là d’un sujet tabou. Cela va nous demander de toucher peut-être aux vacances scolaires et qu’il y a des habitudes. Je sais que cela va demander de la concertation. Regardez l’état des professeurs et des enfants après huit semaines d’écoles."

Sans vouloir s’avancer sur une date pour aboutir à cette réforme des rythmes scolaires, la ministre espère tout de même que ce sera d’application à la fin de mon mandat.

Je soutiens l’équipe portée par Ahmed Laaouej

En marge de l’interview, la Bruxelloise a répondu aux questions sur la bataille pour la présidence de la section bruxelloise du PS. Deux candidats s’affrontent, avec un risque de diviser la fédération.

Les deux équipes pour la présidence de cette importante fédération du Parti Socialiste sont emmenées par Ahmed Laaouej d’une part et Rachid Madrane de l’autre. La ministre de l’Éducation a choisi son camp. Elle propose son soutien à l’équipe portée par Ahmed Laaouej. "Mais je voudrais qu’on ne parle pas de lutte fratricide, précise-t-elle. Je voudrais surtout laisser la place au débat."

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