"Nous pourrions légèrement élargir notre bulle sociale pour les fêtes de fin d’année" estime Yves Coppieters, épidémiologiste à l’ULB

A quoi s’attendre pour les fêtes de fin d’année ? Nos autorités ont déjà annoncé la couleur : cette année, les fêtes seront différentes et des efforts seront encore nécessaires. Il est évidemment exclu de tout relâcher si l’on veut éviter une troisième vague. Sur le plateau de Questions en prime, Yves Coppieters, épidémiologiste à l’ULB, estime cependant qu’une évolution de la bulle de contact est envisageable.

"Il faut encore diminuer la propagation du virus, et il se trouve que les fêtes de fin d’année tombent à très mauvais moment par rapport à la gestion de cette seconde vague. Mais les fêtes sont aussi importantes au niveau social, et il ne faudrait pas que le virus accentue l’isolement. Je pense qu’il y aurait moyen de trouver une alternative à ce que nous vivons actuellement. A mon sens, nous pourrions élargir légèrement la bulle pour la période des fêtes sans mettre en danger les personnes les plus vulnérables". Pour le professeur de santé publique, cet élargissement pourrait se faire pour une quinzaine de jours, avec une évaluation en janvier.

Un test rapide pour des fêtes en toute sécurité ?

La solution d’un test pour s’assurer de ne pas être touché par le virus semble séduisante sur papier. Mais pour les experts, dans la pratique, ce n’est pas si simple et cela pourrait engendrer un sentiment de fausse sécurité.

"Ce test nasopharyngé n’est pas simple à réaliser. Et d’autre part, on peut être en période d’incubation sans que le test mesure la charge virale" explique Yves Coppieters. Bref, cette solution n’est pas à privilégier.

Quid de la réouverture des commerces ?

La demande de réouverture des petits commerces se fait de plus en plus pressante. Il faut dire que la situation est particulièrement critique. Selon une enquête menée par UCM, si une réouverture n’avait pas lieu avant janvier, plus de 80% des commerces risqueraient de mettre la clé sous la porte. Le président d’UCM, Pierre-Frédéric Nyst, insiste : "la période des fêtes est vitale pour bon nombre de petits commerces. C’est sur cette courte période que pèse 20 à 30% du chiffre d’affaires d’une année de travail… UCM demande donc de rouvrir au plus vite, avec des conditions strictes comme des rendez-vous de 15 à 20 minutes par client. C’est pour nous quelque chose de mesuré et d’essentiel en termes économiques." Le président d’UCM ajoute que, même si la tentation est grande de se rendre à l’étranger pour faire son shopping, il rappelle que cela représenterait un réel danger pour notre économie."

Pour Yves Van Laethem, une réouverture des magasins dès le 1er décembre semble prématurée, car les chiffres sont tout simplement trop élevés. Par contre, la réouverture pourrait être envisagée le 8 voire le 15 décembre, en prenant soin de respecter un protocole sanitaire très strict. "Lors de l’assouplissement des mesures, l’enjeu sera d’éviter à tout prix une nouvelle vague de contamination."

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