Nos services de renseignements pas à la hauteur? "Je ne sais pas sur quoi il se base"

Nos services de renseignements sont-ils à la hauteur ?
Nos services de renseignements sont-ils à la hauteur ? - © JAMES ARTHUR GEKIERE - BELGA

Pour le Président du Comité R, Guy Rapaille, c'est un peu simple pour les Français de rejeter la responsabilité sur la Belgique. "A priori, il n'y a que trois individus qui venaient de Belgique, ça signifie qu'il y tout de même cinq Français." Le Comite R, c'est l'organe de contrôle des services de renseignements en Belgique. Une sorte de gendarme des espions belges, qui digère mal certaines déclarations françaises. Hier, François Hollande a déclaré que "les attentats avaient été préparés en Belgique". Pour Guy Rapaille, "ce sera à l'enquête de le déterminer. Il ne faut pas décider avant qui sont les responsables".

"On a un gros souci"

Les déclarations du président français font écho à d'autres propos. "Les Belges ne sont pas au niveau". Celui qui dit cela à l'Agence France Presse, est un ancien spécialiste des renseignements français, la DGSE. Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement à la DGSE affirme : "On a un souci de contrôle aux frontières de Schengen, et un gros."  Il fait référence à Samy Amimour, Français de 28 ans, inculpé en 2012 pour "association de malfaiteurs terroristes", il a fait l'objet d'un mandat d'arrêt international après avoir rejoint la Syrie, et pourtant, il parvient à rentrer en France incognito pour participer, vendredi soir à Paris, aux attentats. Côté belge, on ne veut pas entrer dans la polémique. Le président du Comité R, Guy Rapaille, réagit : "Je ne sais pas sur quoi il se base. Que je sache, nous n'avons pas eu beaucoup d'attentats en Belgique".

De sources proches du dossier, on tient à préciser qu'Alain Chouet s'exprime à titre personnel et que la collaboration entre services belges et français est optimale.

Une enquête, sans a priori

Le Comité R a décidé d'ouvrir une enquête, simplement "pour voir ce que les services de renseignements savaient, ne savaient pas, ou auraient dû savoir", avant le vendredi 13 novembre. Guy Rapaille n'a pas de "doutes particulières" et souhaite entamer une enquête "sans a priori".

 

 

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