Non-lieu dans l'affaire des soupçons d'abus sexuels à l'école des Sept Bonniers à Forest

Non-lieu dans l'affaire des soupçons d'abus sexuels à l'école des Sept Bonniers à Forest
Non-lieu dans l'affaire des soupçons d'abus sexuels à l'école des Sept Bonniers à Forest - © Tous droits réservés

Dans l'affaire relative à des soupçons d'abus sexuels, lors d'un voyage scolaire en novembre 2017 sur une fillette inscrite à l'école forestoise des Sept Bonniers, la chambre du conseil a prononcé le 18 décembre un non-lieu en raison d'une absence d'infraction, celle-ci n'ayant pu être objectivée, selon une information publiée jeudi par le quotidien La Capitale et confirmée par le parquet de Bruxelles. Aucun suspect n'a pu être identifié.

En mars 2018, une soixantaine de parents d'élèves ont saisi la justice pour non-assistance à personne en danger. Le parquet avait fait une requête de non-lieu, mais des devoirs d'enquêtes complémentaires avaient été demandés par les plaignants.

Les familles pas averties

Il a notamment été reproché à l'ancien bourgmestre Marc-Jean Ghyssels de ne pas avoir averti les familles, alors même qu'un second groupe d'élèves partait en classe verte dans le même centre de loisirs en Ardenne, quelques jours plus tard.

Ce dernier avait fait valoir la demande de discrétion du parquet de Bruxelles pour ne pas nuire à l'enquête en cours, surtout que la politique de communication en matière de mœurs est largement cadenassée. Face aux remous provoqués par cette omerta et la focalisation médiatique sur cette affaire, Marc-Jean Ghyssels avait exprimé son intention d'interpeller le ministre de la Justice Koen Geens sur les règles de communication afin d'autoriser à informer les parents des avancées des enquêtes dans les écoles.

Aujourd'hui, Marc-Jean Ghyssels admet "avoir une part de responsabilité. J'ai certainement fait la faute de ne pas bien pouvoir communiquer et rassurer les parents. Je crois que ça, ça a été le drame dans la situation." 

Le paroxysme des tensions entre l'ancien bourgmestre et les parents d'élèves a été atteint lorsqu'une plainte contre X pour diffamation, dénonciation calomnieuse et harcèlement a été déposée par le Collège. Celle-ci reste pendante.

Est venu le temps de l'apaisement

Les parents d'élèves ont été informés du non-lieu la semaine passée par un courrier de l'échevine. Une des mères rapporte que cette lettre a été reçue très positivement dans le groupe de parents précédemment mobilisés et que la politique de transparence et de réouverture au dialogue engagée au sein de l'école est appréciée.

Un papa nous explique: "Aujourd'hui, je crois que la nouvelle échevine a appris des erreurs du passé. Je crois qu'on est à la sortie de ces problèmes. On s'achemine vers une médiation pour que toutes les parties puissent s'exprimer à ce sujet".

"Pour moi, il s'agit d'une situation de non communication qui s'est développée suite à un enchaînement de causes à effets qui a dépassé rapidement tous les acteurs", estime Maud De Ridder. "Est venu le temps de l'apaisement et de la reconstruction. J'ai rencontré les parents et les enseignants et tous partagent ce désir de restaurer la confiance et le dialogue dans l'intérêt des enfants."

Un appel à candidature est ouvert pour la direction de l'établissement.

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