Noir Jaune Blues, et après? Grez-Doiceau, au coin du feu...

Noir Jaune Blues, et après? Grez-Doiceau, au coin du feu...
Noir Jaune Blues, et après? Grez-Doiceau, au coin du feu... - © Tous droits réservés

La première journée d'immersion à Grez-Doiceau s'achève au coin du feu. Une belle flambée, pour se réchauffer après une froide journée d'automne passée à l'extérieur à la rencontre des Gréziens. Les chaussures de mes hôtes attendent la venue du Grand Saint. Quelques heures après mon arrivée, les conversations que j'ai eues me donnent l'impression que la commune ronronne comme le poêle qui réchauffe mes pieds gelés.

Fraîchement installée dans sa maison neuve, trois façades dans un lotissement de Gastuche, Alison se lance en confiance dans son projet de vie. "On est encore à la campagne et on a tous les avantages de la ville". La conversation avec la jeune femme s'est engagée facilement. "Des craintes? Je n'en n'ai pas vraiment... Qu'on construise une maison en face de chez nous sur le terrain boisé?"

"On se sent très très bien"

De façon générale, les Gréziens nous accueillent avec bienveillance. Il n'y a que la pluie ou un rendez-vous urgent qui écourtent les conversations. Mon micro n'est pas un repoussoir comme il l'est souvent dans mon travail quotidien. Chantal promène son chien entre les maisons en chantier du nouveau lotissement de Gastuche. Elle a quitté Bruxelles pour s'installer ici il y a un mois. "On se sent très très bien. Le gens nous ont super bien accueillis", explique la jeune retraitée.

Mais ce confort a manifestement un prix. Vers 17 heures, nous attendons le retour des navetteurs à la petite gare de Gastuche. "Je mets une heure et demi pour rentrer du travail". Catherine fait tous les jours l'aller-retour jusque Bruxelles. "Si je devais changer quelque chose comme Première ministre? La mobilité!" La conversation se poursuit sous une fine pluie. En grattant un peu Catherine a trouvé un sujet qui la préoccupe plus que la mobilité . "Notre génération a eu beaucoup plus de facilités que celle de nos enfants. J'ai peur pour l'avenir qu'on leur laisse. Aujourd'hui, les jeunes qui sont natifs de Grez-Doiceau ne peuvent plus se payer un logement ici."

Une bûche éclate dans le poêle et vient rompre le calme de la pièce. Tout ne serait donc pas parfait dans la commune de Grez-Doiceau? Quelques étincelles. Le feu reprend de plus belle.

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