Niveau de sécurité pour les policiers: les syndicats attendent une réaction de Jan Jambon

Quel niveau de sécurité pour les policiers?
Quel niveau de sécurité pour les policiers? - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les syndicats de la police ont été reçus ce jeudi matin par l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (OCAM). En cause, la sécurité des policiers après l’assassinat de deux membres du corps de police en France. Mais, surtout, le fait que le niveau de la menace les concernant est porté à 2+, alors que le reste du pays est à 3. Une différence qu'ils comprennent mal alors qu'ils s'estiment être en première ligne.

A la sortie de la réunion, ils estiment avoir été bien entendus. Mais la balle est surtout renvoyée dans le camp du Centre de crise et du ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, à qui il est demande de prendre des mesures de protection collective et individuelle.

Ils attendent donc une réaction du ministre Jambon, et un débat notamment sur le port d'armes en dehors des heures de travail.

Les policiers inquiets

Les agents belges sont inquiets pour leur sécurité et celle de leurs proches, comme l’explique Stéphane Deldicque, secrétaire permanent de la CSC Police : "Les circonstances des assassinats ont eu lieu dans la sphère de la vie privée, cela a bien sûr choqué un certain nombre de personnes. Eu égard aux initiatives prises, en France en matière de sécurité, par le ministre Cazeneuve, et notamment  sur le port de l’arme, il est logique que les collègues belges se posent des questions et se demandent ce que l’on va faire chez nous."

La situation est en effet différente selon les zones de police. "Chaque zone de police et la police fédérale sont des entités autonomes. Chaque corps de police à la possibilité d’adapter et de prendre, ou pas, des mesures comme le port de l’arme de manière permanente. Notre demande va dans le sens d’une harmonisation la plus complète possible."    

Les agents bruxellois ont, eux, été invités mercredi à prendre leur arme à domicile.

"Complètement absurde"

Pour démontrer ce qu’il appelle l’absurdité du système, Vincent Gilles, président national du SLFP Police, donne un exemple: "Un collègue qui se rend aux Francofolies de Spa avec sa petite famille sera, à ce moment-là, au niveau 3. Si, le même jour, il est membre de la zone de police de Spa et patrouille dans les environs, il sera en sécurité de niveau 2. C’est complètement absurde. Les policiers, qui ont les deux pieds sur terre, ne comprennent pas".

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