Nicolas Martin: "Elio Di Rupo a dit clairement qu'il ne serait plus candidat bourgmestre à Mons"

Avec 90% des votes en sa faveur, Nicolas Martin a été largement plébiscité samedi pour emmener la liste montoise du Parti socialiste pour les élections communales. Le bourgmestre actuel Elio Di Rupo "poussera" la liste. Interrogé sur La Première, Nicolas Martin estime que, s'il a été désigné, c'est parce qu'il a eu "le soutien très appuyé des Montois lors des scrutins qui se sont déroulés ces dernières années. J'ai eu 6000 voix de préférence lors des élections communales de 2012 et plus de 1000 lors des dernières élections régionales". En 2012, Elio Di Rupo avait 14.378 voix de préférence. Selon le code wallon de la démocratie locale, c'est le candidat qui a récolté le plus de voix qui est nommé bourgmestre. "Ce sera un challenge pour moi de convaincre les Montois autour de mon projet, que je veux rassembleur, moderne, tourné vers l'avenir. Et à la tête d'une liste que je souhaite basée sur des talents expérimentés qui sortent de charge, mais aussi sur une liste rajeunie et ouverte à la société civile" reconnaît Nicolas Martin.

Nicolas martin se définit comme "le dauphin des militants. Ce sont les Montois et les militants qui m'ont choisi. Je salue Elio Di Rupo pour son parcours et ses qualités humaines mais j'ai ma personnalité, mes projets, mes centres d'intérêt et je compte bien les faire entendre et convaincre les Montois".

"Elio Di Rupo a dit clairement qu’il ne serait plus candidat bourgmestre à Mons"

Nicolas Martin souligne les règles anti-cumul en vigueur au Parti socialiste "qui font que demain un parlementaire ne pourra plus être ni bourgmestre ni échevin dans une grande ville. Elio Di Rupo sera candidat chef de file aux élections législatives. Il a dit clairement qu’il ne serait plus candidat bourgmestre à Mons".

Pour Nicolas Martin le gouvernement wallon de Willy Borsus (MR) est en "recul" en matière de bonne gouvernance par rapport au gouvernement de Paul Magnette (PS), en particulier sur les plafonds de rémunérations des dirigeants des structures publiques et il y a des "entourloupes: notamment les plans de pension ne sont pas compris dans le plafond".

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