Peste porcine: les éleveurs belges sont "très inquiets"

Neuf pays suspendent leurs importations de porc belge: Guy Duquenne, secrétaire de l'association provinciale des éleveurs de porcs du Hainaut réagit
Neuf pays suspendent leurs importations de porc belge: Guy Duquenne, secrétaire de l'association provinciale des éleveurs de porcs du Hainaut réagit - © Tous droits réservés

Neuf pays hors de l'Union européenne ont suspendu leurs importations de porcs belges suite à la détection de plusieurs cas de peste porcine africaine chez des sangliers dans le sud de la province de Luxembourg ces derniers jours. Guy Duquenne, secrétaire de l'association provinciale des éleveurs de porcs se montre très inquiet.

"On est très inquiet, surtout qu'on est déjà dedans. Ce n'est pas tellement inquiet d'être contaminé, puisqu'en principe on pense que les autorités font tout le nécessaire, mais c'est surtout sur le marché. Le marché du porc n'est pas très glorieux pour le moment et dès qu'on a commencé à parler de ça, il s'est déjà cassé la figure. Le prix de vente a donc déjà bien baissé et les éleveurs sont déjà au concret. Il faut aussi voir que les gens qui sont concernés dans les zones de protection... c'est un exemple parmi d'autres : un éleveur est bloqué et il ne peut pas sortir ces porcs. C'est un naisseur, donc les porcelets sont prêts à sortir, il ne sait plus les sortir, mais les autres continuent à naître. Que va-t-il faire ? Il va peut-être devoir les euthanasier et qui va indemniser cela ?".

Qui a introduit ces sangliers en Belgique ?

"Vous posez déjà la bonne question. Moi j'ai entendu au départ qu'on parlait de l'histoire du sandwich. Pour moi, c'est de la vaste blague. Ces sangliers ne sont pas arrivés à pattes. Les cas les plus près sont à plusieurs centaines de kilomètres, voire même à des milliers de kilomètres de chez nous, donc ils n'auraient pas pu arriver à pied de par eux-mêmes jusqu'à chez nous sans contaminer sur leur parcours. Donc, quelque part, il y a eu l'intervention de quelqu'un. Maintenant, avec les technologies actuelles, les ADN et les analyses, on peut savoir de quelle région ils viennent. Les autorités ont promis de faire les recherches en ce sens et on attend toujours les résultats. À mon avis, si on cherche, on peut trouver. Mais il faut chercher".

Qui aurait intérêt à faire venir des sangliers chez nous ?

"Ça, c'est la bonne question, surtout qu'on nous dit qu'il y en a déjà assez. Sans vouloir incriminer personne, on voit des exemples. On élève des faisans et on les relâche pour la chasse. Donc, pour moi, le raccourci est assez court. Sans accuser personne, puisque je n'ai aucune certitude, je ne vois rien, mais quel est l'autre intérêt d'apporter des sangliers chez nous que de pouvoir les tirer ? Je ne sais pas".

 

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