Nethys réfute toute comptabilité parallèle et plaide "une discrétion légitime"

La société Nethys a réfuté jeudi les allégations émises par certains députés de la commission d'enquête Publifin à propos d'une quelconque comptabilité parallèle. "Cette organisation, d'une parfaite légalité, résulte d'un souci de discrétion légitime", assure Nethys, qui rappelle que toutes les opérations sont contrôlées par les réviseurs de la société.

Les commissaires ont découvert jeudi matin, à l'ouverture d'une deuxième série d'auditions débutant par le chef comptable de Nethys, que les membres du management et du conseil d'administration de Nethys étaient rémunérés via une société AGM aux mains des trois administrateurs indépendants de Nethys. Trente et une personnes sont concernées, confirme Nethys dans un communiqué, sur base d'une convention de prestations de services signée en 2010, soit "bien avant l'arrivée des administrateurs externes de Nethys".

Rémunérations sécurisées

La société souligne qu'AGM offre des prestations de services à d'autres grandes entreprises. En ce qui concerne Nethys, la tâche d'AGM consiste à assurer le règlement des rémunérations de manière sécurisée après calcul des montants par les secrétariats sociaux. Les rémunérations sont directement réglées aux bénéficiaires à partir d'un compte bancaire de Nethys, explique la société.

"Nethys tient donc à démentir fermement les allégations émises par certains commissaires à propos d'une quelconque comptabilité parallèle. Cette organisation, d'une parfaite légalité, résulte d'un souci de discrétion légitime", plaide la société de droit privé à participation publique. "Toutes les opérations sont en outre, bien entendu, contrôlées par les réviseurs de la société. Dans la même logique, le service juridique de la société gère les opérations courantes (marchés publics, assurances, etc.) Les dossiers relevant d'expertises particulières et/ou de haute technicité sont bien entendu confiés à des cabinets spécialisés dans les matières visées. Il n'y a donc pas, non plus, de service juridique parallèle."

Nethys voit dans les allégations portée contre elles des "procès d'intention".

Newsletter info

Recevez chaque jour toutes les infos du moment

Recevoir