Négociation fédérale : "Presque un petit coup d'État !" Georges-Louis Bouchez tacle la méthode du PS-Sp.a

Pour Georges-Louis Bouchez, un plan de relance sera au coeur de la prochaine coalition
Pour Georges-Louis Bouchez, un plan de relance sera au coeur de la prochaine coalition - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

"Presque un petit coup d’État !": c’est en ces mots que le président du MR Georges-Louis Bouchez accuse ce mercredi la famille socialiste de contourner entre autres le Roi en ayant décidé de consulter les autres chefs de partis en vue de parler de l’après-pouvoirs spéciaux.

Celui qui avait affirmé ce mardi que "si Paul Magnette et Conner Rousseau veulent prendre un peu l’air après le confinement et faire une synthèse des positions des uns et des autres, tant mieux", prend tout à coup un ton plus revendicatif mercredi dans des entretiens au Soir et au journal flamand De Morgen. "Je veux bien leur parler, mais si on me dit : ce sont eux qui ont le leadership et qui tiennent la plume pour négocier, ça, ce n’est pas la pratique".

Plan de relance, le prochain cheval de bataille

Il souhaite "dénoncer" une initiative PS-sp. a "prise sans le Roi et sans prendre les premiers partis des deux Communautés", donc sans la N-VA à la base des négociations. Selon lui d’ailleurs, "si on rentre dans le vif du sujet, la seule façon de faire, c’est de partir des premiers partis, à cinq, voire plus, qu’on dépose le plan de relance à la Chambre et que les partis qui le votent entrent au gouvernement."


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Le Montois répète en effet que pour lui, un plan de relance est à négocier, qui devra être au cœur de l’accord de gouvernement de l’après-pouvoirs spéciaux. C’est à cinq partis que cela devrait se faire, expose-t-il : "les trois premiers partis flamands démocratiques, N-VA, CD&V, VLD, et au moins les deux premiers francophones, PS et MR". "Si certains veulent en amener d’autres, le sp.a, les écologistes, etc. je n’ai pas de problème avec ça. Mais est-ce qu’on arrivera à un accord à dix ? Je ne le pense pas", ajoute celui qui affirme que "le 16 n’est pas la propriété du MR". Si cela n’aboutit pas d’ici la fin juin, retour à la case "Roi", propose le président du MR.