Nationalistes et socialistes sur une pente savonneuse

Nationalistes et socialistes sur une pente savonneuse
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De sondage en sondage, depuis les élections du 25 mai 2014, N-VA et PS reculent de conserve.

Ils vous diront tous que ce n’est qu’un sondage, que seules comptent les élections ou que tel sondage juste avant les élections s’était trompé sur le score de leur parti ou que puisque les chiffres sont bons, ils sont dans la bonne voie, le baromètre Dedicated pour la RTBF et La Libre Belgique sera décortiqué dans tous les états-majors de parti et dans tous les cabinets ministériels du Royaume.

Des majorités à la peine

Ce sont les plus importants qui perdent le plus par rapport au dernier scrutin : la N-VA en Flandre et le PS en Wallonie et à Bruxelles.

Les nationalistes flamands reculent de sondage en sondage depuis les élections, passant cette fois depuis longtemps sous la barre des 30%.

De plus, cela ne profite pas à ses alliés de majorité (CD&V et Open-VLD) mais redonne des couleurs à l’opposition et notamment au Vlaams Belang.

De là, à imaginer que dans les prochains mois, Bart De Wever ne rectifie le tir et accentue le caractère flamand de ses revendications, il n’y a qu’un pas.

Les chrétiens-démocrates restent aussi assez loin de leur dernier score électoral. Le CD&V est désormais talonné par les socialistes. Sans nul doute, faut-il y voir la conséquence des mesures socio-économique du gouvernement Michel qui a provoqué la grogne de l’aile syndicale du mouvement chrétien flamand.

L’antinomie N-VA/CD&V a sans doute encore de beaux jours devant elle !

Inquiétude socialiste

Si les socialistes flamands (dans l’opposition partout) peuvent avoir le sourire, le PS a de quoi se faire des cheveux gris. En dégringolade complète à Bruxelles (quasiment 6% de moins qu’au dernier scrutin, et au niveau de ses plus mauvais scores historiques dans les sondages (époque Agusta ou affaires carolos) en Wallonie.

La grogne sociale ne profite pas aux socialistes francophones, responsables par ailleurs des récentes exclusions du chômage. Tout profit pour le PTB ; les communistes font désormais jeu égal avec les écologistes en Wallonie (8,3% chacun).

Stabilité libérale

Embarqué dans une coalition inédite, le MR a adopté une stabilité digne du CDH ! Léger mieux à Bruxelles, petit coup de moins bien en Wallonie par rapport à mai dernier : les électeurs libéraux sont restés fidèles dans l’aventure mais à ce stade, le MR ne semble pas attirer un autre public. Il reste isolé et ne peut parier que sur le temps pour tenter de convaincre.

Mais tous le savent, il n’y pas d’échéance électorale en vue et à la lecture de ces résultats, pratiquement personne n’a intérêt à aller au scrutin.

 

Philippe Walkowiak

 

 

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