N-VA: quel avenir pour le duo Vuye-Wouters ?

C'est le feuilleton politique qui tient en haleine le nord du pays. Que va-t-il se passer pour les députés fédéraux N-VA Veerle Wouters et Hendrik Vuye, les patrons du centre d'étude de la N-VA "Objectief V" ? On attendait une "résolution" hier. Mais quatre heures de discussions n'ont pas suffi, ce mardi. Comme l'écrit le journal flamand "De Standaard" ce mercredi matin, "ça ressemble à des négociations gouvernementales". 

Hendrik Vuye et Veerle Wouters sont les députés censés incarner la réflexion communautaire au sein du parti nationaliste flamand. Mais depuis lundi, les 2 députés ont été écartés de la direction du parti. Discussions et courriels se sont enchaînés ces dernières 48 heures. On fait le point. 

Veele Wouters et Hendrik Vuye ont posé 6 questions aux principaux dirigeants de la N-VA. Des dirigeants au nombre de 3 - le président Bart De Wever, le vice-président Sander Loones et le directeur général Piet De Zaeger - qui ont rencontré les 2 députés "frondeurs" mardi, comme le révèle De Standaard. Débutée à 15h, la réunion s'est terminée à 19h sans solution. "De sérieux doutes" quant à une solution positive pour toutes les parties sont avancés dans l'entourage de Bart De Wever, selon nos collègues flamands. 

"N-VA 2.0 ?"

Du côtés des députés mis au ban, "toutes les portes restent ouvertes", nous dit-on. Veerle Wouters et Hendrik Vuye peuvent-ils, de manière crédible, faire une entendre une voix nationaliste flamande ? Quel avenir pour le centre de réflexion "Objectief V", qui se veut l'avant-garde des idées nationalistes ? De centre indépendant du parti, deviendra-t-il un centre "intégré" à la N-VA ? De la réponse à ces deux questions, entre autres, dépendra directement l'avenir des deux députés, alors que, selon nos informations, des dizaines de mails de soutien aux députés affluent dans la boite mail du président De Wever. 

Outre les propos de Bart De Wever à l'Echo, la semaine dernière, où il semblait être enclin à prolonger l'expérience du-pouvoir-au-fédéral-sans-communautaire, le ministre-président flamand Geert Bourgeois indique au Vif que "le terme 'indépendance' qui se trouve dans nos statuts, ce n'est pas l'indépendance au sens du XIXe siècle. Une nation moderne fait partie d'un plus grand ensemble. En Belgique, il s'agit donc d'aller vers un confédéralisme avec des États fédérés ayant une capitale partagée et un maximum d'autonomie et de responsabilités". Se dirige-t-on vers une N-VA "2.0" pour qui l'indépendance de la Flandre n'est plus un "must" ? Un (éventuel) départ du parti des députés Veerle Wouters et Hendrik Vuye serait une première indication.

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