N-VA isolée: la majorité gouvernementale se déchire à la Chambre

Le Premier ministre n’avait pas encore pris la parole mais sa majorité, déjà, se déchirait à la Chambre. Le ton est surtout monté entre les partis flamands. La N-VA a pris la parole en premier. Le chef de groupe des nationalistes flamands, Peter De Roover, a réaffirmé que le pacte de l’ONU sur les migrations n’était pas un "document de qualité".  Et, pour la N-VA ce texte a "une telle importance politique qu’il est indispensable avoir un positionnement formel au sein du conseil des ministre". Selon la N-VA, jamais le pacte sur les migrations n’a été approuvé au sein du gouvernement de Charles Michel.

Au contraire explique, le CD&V et l’Open VLD. Pour ces deux alliés de la coalition suédoise, la N-VA a changé d’avis. Les tensions sont-elles au sein du gouvernement que les chefs de groupe de l’Open VLD et de la N-VA s’écharpent au perchoir de la Chambre.

"Soit on respecte les décisions prises soit on quitte le gouvernement…"

Le CD&V répète qu’il soutient toujours Charles Michel. L’Open VLD est, lui, encore plus acide envers la N-VA : "Depuis le 12 septembre, notre pays soutient ce pacte, y compris par les entités fédérées… Cela démontre que notre modèle de concertation a belle et bien fonctionné", explique Patrick Dewael. "Ceux qui veulent revenir sur une telle décision prise, ont opéré un virage. Ceux-là n’ont qu’à tirer leur conclusion. Soit on respecte les décisions prises soit on quitte le gouvernement. Un parti ne peut être dedans et en dehors d’un gouvernement, simultanément", assène le chef de groupe des libéraux flamands.

Un jeu de ping-pong entre l’Open VLD et la N-VA  

"Je n’ai pas l’impression que vous avez respecté la solidarité gouvernementale depuis ces derniers jours… Chaque jour, vous dépassez des lignes rouges", répond Patrick Dewael à l’adresse de son homologue de la N-VA.

"Vous ne pouvez pas changer (d’opinion) d’un jour à l’autre à cause des élections communales… si vous entendez faire de la politique consensuelle, c’est à quatre (les partis de la majorités) qu’il faut se retrouver", conclut Patrick Dewael qui pointe du doigt la responsabilité de la N-VA. Selon lui, les Nationalistes flamands ont changé d’avis après deux ans de discussions entre les partis de la Suédoise.

Pour le MR, c’est la N-VA qui a changé d’avis

Interrogé avant la séance plénière, David Clarinval pointe également la responsabilité de la N-VA comme étant la source de cette crise. "Le Premier ministre ira à Marrakech pour exprimer le positionnement du Parlement qui soutient le pacte sur les migrations. C’est vrai, aujourd’hui, que le gouvernement ne soutient pas le Pacte", explique-t-il. "Au départ, le gouvernement fédéral soutenait le pacte… et puis, avec les élections communales, la N-VA a changé d’avis. Le gouvernement ne le soutient mais l’a soutenu", conclut-il. 

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