N-VA et Vlaams Belang poursuivent leurs contacts

29 mai : Parlement flamand, première - et jusqu'à présent seule - rencontre publique, devant les caméras entre le formateur Bart De Wever et le président du Belang Tom Van Grieken.
29 mai : Parlement flamand, première - et jusqu'à présent seule - rencontre publique, devant les caméras entre le formateur Bart De Wever et le président du Belang Tom Van Grieken. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

C’est toujours dans une extrême discrétion que le formateur flamand Bart De Wever poursuit (depuis le 28 mai) ses consultations avec les partis qu’il n’a pas encore "éjectés" de ses discussions : seul, pour le moment, le PVDA-PTB (qui fera, demain, avec 4 élus, son entrée pour la première fois au Parlement flamand) n’a pas été associé à la suite des pourparlers. Restent donc en lice pour ce qui s’apparenterait à un 3e tour de rencontres Cd&V, Open Vld – les partis de la coalition flamande sortante avec la N-VA – mais aussi Groen, sp.a et… Vlaams Belang.

Et voilà que l’on apprend, si l’on en croit le quotidien "De Standaard", qu’avec ces derniers et donc notamment l’extrême-droite flamande, il est désormais question de discussions sur des textes concrets concernant l’intégration, l’éducation et le bien-être, mais aussi les investissements et la démocratie directe. Alors que ces dernières semaines, les uns et les autres en étaient restés à parler du cadre général, on en serait donc passé à l’analyse plus en profondeur de ce que les uns et les autres pourraient accepter dans le cadre d’un éventuel accord de gouvernement. Samedi après-midi, l’équipe de négociation du Vlaams Belang – le président Tom Van Grieken, la députée Barbara Pas et le chef du groupe flamand Chris Janssens – aurait tenu une discussion de plus de trois heures sur ces sujets avec Bart De Wever. Et le chef de groupe du Beland au Parlement flamand de déjà déclarer : "Nous sommes prêts à faire un bond en avant par petites étapes. La N-VA est notre partenaire privilégié. Ce serait bien si la N-VA déclarait la même chose ouvertement de son côté".

Bart De Wever poursuit donc sa double stratégie – non dite – de pousser d’une part le Belang sur des thématiques précises pour voir jusqu’où il peut mener l’extrême-droite dont il répète qu’il ne peut mépriser les électeurs (un Flamand sur quatre), et d’autre part, voir aussi si la position de ses éventuels autres partenaires (CD&V et Open Vld privilégiés a priori) peut varier vis-à-vis du Belang si celui-ci prenait des engagements sur des propositions politiques concrètes… Pour l’heure, CD&V et Open Vld semblent maintenir leur refus de voir le "cordon sanitaire" brisé et le Belang associé à un quelconque niveau de pouvoir… Reste qu’au vu des résultats du 26 mai, N-VA et Vlaams Belang à eux seuls ne constituent pas une majorité au niveau flamand, il faut donc un ou des partenaires d’appoint si… A priori au niveau flamand il n’est pas question de constituer un gouvernement minoritaire.

Les discussions entre nationalistes et extrémistes flamands se poursuivent donc alors que le Belang estime avoir le vent en poupe au regard notamment de son résultat, ce dimanche, aux élections communales – bis repetita – de Bilzen, dans le Limbourg. Où certes le CD&V Johan Sauwens, battu en octobre, devrait finalement retrouver son siège de bourgmestre, mais où surtout le Belang fait mieux que la N-VA : le Belang passe de 2 à 4 sièges dans le futur conseil communal, tandis que la N-VA perd la moitié de ses élus et tombe à 3.

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