N'importe qui ne pourra plus se déclarer homéopathe

N'importe qui ne pourra plus se déclarer homéopathe
N'importe qui ne pourra plus se déclarer homéopathe - © MYCHELE DANIAU - BELGAIMAGE

La profession d'homéopathe désormais plus encadrée et réglementée. L'arrêté royal sur l'enregistrement des homéopathes était publié lundi. Il est cependant reçu de manières très diverses par les praticiens.

Désormais l'homéopathie ne peut plus être exercée que par des médecins, dentistes ou sages-femmes. Et ceux qui ne détiennent pas ce diplôme, soit une petite quarantaine en Belgique, devront quitter la profession dès le 22 mai prochain, date de l'entrée en vigueur de l'arrêté royal.

Volonté déclarée du ministère de la Santé : réglementer l'accès à la profession d'homéopathe. Les médecins homéopathes devront donc se faire enregistrer pour porter ce titre. Première condition : il faut être médecin, dentiste ou sage-femme.

Pour les médecins, ces nouvelles dispositions sont une victoire contre les charlatans même si le mot n'est pas prononcé. "On va dire clairement qui est homéopathe, qui est médecin homéopathe et qui ne l’est pas et donc pour moi et pour nous, c’est vraiment important pour la sécurité des patients", réagit le docteur Philippe Devos, président de l'Union homéopathique de Belgique, qui représente quelque 300 médecins homéopathes.

C’est un coup dur par contre pour ceux, et ils sont une petite quarantaine, qui sont homéopathes de profession et de formation sans être médecins. Robert Verstraeten, de la Liga Homeopathica Classica, représente ces homéopathes. "C’est une catastrophe parce qu’ils vont perdre leur métier d’un jour à l’autre, c’est-à-dire que dans 10 jours ils doivent tout arrêter", regrette-t-il. "Il n’y a aucune logique dans tout ce système-là, je ne comprends pas que seulement la Belgique prenne une décision qui est pour moi asociale".

L'arrêté royal publié ce lundi précise aussi, et c'est la deuxième condition, que les médecins devront compléter leur formation par un diplôme en homéopathie délivré par l'enseignement universitaire ou supérieur.

Le hic, c'est qu'il n'existe pas. Les seules écoles qui dispensent cette formation, donnée par des non professionnels de la santé, ne sont pas reconnues.

W. F., avec Radia Sadani

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