Referendum d'Initiative Citoyenne: attention à la boîte de Pandore, dit Sophie Wilmès (MR)

Le thème de ce débat est une fois encore dans l'air du temps et d'actualité. Il s'agit des mouvements citoyens. Plusieurs raisons expliquent ce choix. Tout d'abord, le mouvement des gilets jaunes qui poursuit sa route. Un rassemblement avec encore lieu hier soir à Silenrieux, en province de Namur dans le but de réaliser un "livre jaune". Ils veulent formuler des revendications claires et précises pour permettre aux citoyens de s'identifier - ou pas - au mouvement citoyen.

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Par ailleurs, les mouvements citoyens sont de plus en plus présents. Quatre d'entre-eux étaient présents dans cette émission. C-Vox, Agora et "Citoyens!" étaient aux côté du groupe à la base de ce livre jaune. Pour rappel, l'ambition de "Citoyens!" est de réunir une centaine de listes citoyennes locales en vue de peser lors des prochaines élections régionales, fédérales et européennes.

Alors pourquoi la naissance de telles initiatives ? Pour Gilles Vanden Burre, député fédéral Ecolo, tout est lié à une perte de confiance en les partis traditionnels. Et cela passe par les différents scandales.

Face à cette perte de confiance, une perte de représentation apparaît. "70% de la population ne se reconnait plus dans les idées de gauches, ni celles de droite", explique Yves Patte, sociologue indépendant. Quels sont les risques d'un tel phénomène ?

Les politiciens ont-ils perdu pied avec la réalité et une certaine citoyenneté? Pas pour Laurette Onkelinx qui le rappelle avec fermeté. Ce qui semble loin de convaincre Aurore Cromphoudt, gilet jaune et infirmière indépendante.

Le referendum d'initiative citoyenne rencontre en ce moment un grand succès. En quelques mots, il s'agirait d'un dispositif de démocratie directe qui permet à des citoyens réunissant un nombre de signatures fixé par la loi de saisir la population par référendum. Un procédé qui mettrait du temps à être installé, explique Vivien Sierens, politologue CEVIPOL. "Cela implique une révision de constitution. Il faut pour cela l'avoir inscrit en révision de la constitution, ce qui n'a pas été fait. Il faut, de plus, une majorité des deux tiers". La ministre du Budget, Sophie Wilmès (MR), abonde dans ce sens et ajoute que l'ouverture d'article à révision de constitution reviendrait à ouvrir une boîte de Pandore. "Je ne suis donc pas pour l'ouverture d'articles à révision de constitution, mais totalement ouverte à un nouveau mode d'expression citoyenne en dehors des rendez-vous démocratiques".

Le porte-parole de "Citoyens!", Olivier Carlens, se veut plus nuancé sur la question. "Le referendum, on n'est pas contre. A condition de protéger les minorités. Il y a en Belgique des Wallons et des Flamands. En cas de referendum, les Wallons sont en minorité. Il faut aussi le ficeler suffisamment pour ne pas tomber trop vite dans l'extrémisme. On l'a vu avec le Brexit".

Invités

Nous recevions aussi Kewan Mertens, porte-parole du mouvement Agora; Régis Warmont, membre et fondateur de C-Vox et Stéphane Michiels de Belvox.

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