Mort de Véronique Pirotton: un coup, mais pas seulement

Comment Véronique Pirotton a-t-elle été tuée?
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Comment Véronique Pirotton a-t-elle été tuée? - © Archive BELGA /NICOLAS MAETERLINCK

Comment Véronique Pirotton a-t-elle été tuée ? Aucune réponse officielle à cette question. Les députés wallons, eux, ont été éclairés confidentiellement lors de leurs travaux en commission. Ils ont reçu des informations précises qui leur ont permis de trancher à l’unanimité. Après débat, mais sans hésitation. La mort violente leur a été confirmée par les autorités judiciaires. Un acte intentionnel posé par Bernard Wesphael ?

Huit indices graves ont conduit la justice à conclure à la mort violente de Véronique Pirotton, l’épouse de Bernard Wesphael. Il ne faut pas parler de cause unique, mais d’un faisceau d’éléments qui auraient provoqué la mort. Un coup aurait été porté, mais pas seulement. C’est ce qui ressort des différentes auditions en commission. Certains députés nous disent être tombés le "cul par terre". Les faits exposés durant la journée ont été, selon nos sources, de plus en plus accablants. La version de l’avocat de Bernard Wesphael étant en totale contradiction avec celle des autorités judiciaires. Le rapport, notamment de la juge d’instruction, Christine Pottiez, était implacable. C’est donc de manière "éclairée", que les députés wallons ont estimé que la détention d’un des leurs, Bernard Wesphael, n’est pas illégale. Les poursuites sont "sincères et véritables", a conclu mercredi le parlement.

Pas de préméditation

L’ensemble des députés de la commission des poursuites du parlement wallon a été choqué par le terme "assassinat". Bernard Wesphael est en effet inculpé de meurtre avec préméditation. Là aussi, des précisions ont été demandées aux autorités judiciaires. Le dossier ne comporte aucun élément attestant d’une préméditation. L’explication serait simplement stratégique. La justice brugeoise a voulu se ménager une marge de manœuvre. Elle a parlé d’emblée d’assassinat afin de pouvoir requalifier éventuellement "à la baisse" en cours d’instruction la mort de Véronique Pirotton. C’est une pratique juridique courante.

1h30 pour dire qu’il est député

Dans la soirée du jeudi 31 octobre, Bernard Wesphael a été entendu par la police. Il s’est écoulé une heure et demie avant qu’il ne fasse valoir son statut de député. Ce qui fait dire à certains parlementaires, que l’on ne se retrouve pas dans un scénario de complot à l’encontre d’une personnalité publique.

Th. Gadisseux – R. Sadani

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