Mort de la petite Mawda: une affaire politique qui pourrait mener à une commission parlementaire

Les parents de Mawda ont demandé de mettre en place une commission d'enquête parlementaire sur les circonstances de la mort de leur fille de deux ans. Dans le même temps, l’opposition dénonce l’attitude du gouvernement face aux migrants. Pour l’opposition, le ministre de l’Intérieur, Jan Jambon, est responsable de ce qui s’est passé.  Le Premier ministre, Charles Michel, a réagi et a voulu calmer le jeu. Faut-il, ou non, créer une Commission parlementaire? Au vu des réactions, la tendance serait à attendre les conclusions du Comité P.
Selon les parents de la petite victime, le tir mortel provenait d'une voiture de police qui roulait à gauche de la camionnette. La balle aurait manqué le chauffeur pour atteindre la fillette de deux ans.

Pour le Premier ministre, pas question de laisser cette affaire dans les seules mains de l’opposition. Samedi, il demandait du calme et de la sérénité en attente des résultats de l’enquête, et même des enquêtes -des enquêtes indépendantes- pour faire toute la lumière sur ce qui s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi sur une autoroute belge. Charles Michel a également rencontré, lundi, les parents de la petite fille, mais plusieurs députés veulent interpeller, dès aujourd’hui, le Premier ministre en commission de l’intérieur de la Chambre, et c’est le cas de Georges Dallemagne, député CDH. Pour Georges Dallemagne, "il est important, en tout cas, que le Premier ministre se penche sur cette question de manière prioritaire, que nous ayons déjà des réponses, que nous ayons également la certitude que sur le plan de l’enquête judiciaire les choses avancent bien, que nous puissions également mobiliser un instrument qui est à la disposition du Parlement, qui est le comité P, c’est-à-dire la police des polices, et qu’il y ait là également une enquête qui soit réalisée"
Georges Dallemagne a rentré sa demande vendredi soir. Et c’est au président de la commission de l’intérieur de décider si l’interpellation aura bel et bien lieu aujourd’hui.  
Notons encore que Georges Dallemagne ne croit pas à l’utilité d’une commission d’enquête parlementaire pour l’instant.

Frédéric Daerden: pas de commission Mawda tout de suite

Invité ce matin de Matin Première, Frédéric Daerden a dit ne pas souhaiter directement une commission d'enquête : "Il doit y avoir une enquête sérieuse par des professionnels. Ce n’est pas l’heure de politiser les choses."

Mais en matière de politique migratoire, Frédéric Daerden estime que le gouvernement adopte une attitude "provocante" "qui va parfois au-delà des libertés individuelles, notamment en matière de dénonciation et d’accueil des migrants".

Selon lui, la Belgique n’est plus "une terre d’accueil" : "Il y a un climat particulier anti-asile avec les provocations du secrétaire d’État. (ndlr : Theo Francken

Le sp.a attend les conclusions de l'enquête du Comité P

Dans l’opposition flamande, le sp.a attend également les conclusions de l'enquête du Comité P avant de se prononcer sur l'opportunité de mettre en place une commission d'enquête parlementaire. Les socialistes flamands, dans l'opposition, prennent l'affaire "très au sérieux", a indiqué un porte-parole du parti.

 

 

 

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