Mort d'un homme lors d'une expulsion forcée à Roulers: non-lieu pour les policiers

Mort d'un homme lors d'une expulsion forcée à Roulers: non-lieu pour les policiers
Mort d'un homme lors d'une expulsion forcée à Roulers: non-lieu pour les policiers - © NICHOLAS DE COCKER - BELGA

La chambre des mises en accusation de Gand a confirmé mardi le non-lieu prononcé par la chambre du conseil de Courtrai à l'égard de huit policiers de la zone Riho (Roulers, Izegem et Hooglede). Ceux-ci ne devront donc pas comparaître devant le tribunal correctionnel dans le cadre de la mort de Lamine Bangoura lors d'une expulsion forcée à Roulers.

Cet homme de 27 ans devait être expulsé de son logement le 7 mai 2018 sur décision du juge de paix. L'huissier qui exécutait le jugement avait demandé le renfort de la police. "Lamine" Moïse Bangoura refusait de quitter son domicile, malgré les longues tentatives de discussion de la police. L'homme avait été maîtrisé et menotté, mais avait fait un malaise peu de temps après. Les ambulanciers ont encore essayé de le réanimer, mais il est décédé.

Selon une enquête menée par le parquet sur les actions de la police, la force utilisée était justifiée et proportionnée et rien n'indique que les agents impliqués aient commis des erreurs qui ont entraîné la mort de l'individu. Le ministère public avait requis un non-lieu pour les policiers impliqués dans l'intervention et la chambre du conseil de Courtrai avait suivi cette requête. La chambre des mises en accusation de Gand a confirmé cette décision et les agents ne devront donc pas comparaître en correctionnelle.

La famille du défunt avait fait appel de la décision de la chambre du conseil de Courtrai, car elle estimait que la police avait fait preuve de violence excessive. "Les officiers se sont assis sur lui pour le retenir", avait déclaré son père. "Il n'avait presque plus d'air. Le rapport d'autopsie montre qu'un des officiers l'a saisi à la gorge par derrière, lui coupant complètement la respiration."

Lors de l'examen de l'affaire par la chambre des mises en accusation, une quarantaine de manifestants s'étaient rassemblés devant les bâtiments, réclamant "justice pour Lamine Bangoura".

Les proches envisagent d'introduire un pourvoi en cassation contre l'arrêt rendu mardi.

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