Mobilisation contre la violence faite aux femmes dimanche à Bruxelles

Le 25 novembre 2017, la manifestation avait rassemblé plus de 3.000 participants.
Le 25 novembre 2017, la manifestation avait rassemblé plus de 3.000 participants. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Les années passent et se ressemblent lorsqu'il est question de violence à l'égard des femmes. En 2017, 39 féminicides ont été recensés en Belgique; en 2018, le compteur est déjà à 33. Un chiffre désespérément stable et proportionnellement plus élevé qu'en France ou en Espagne. C'est sans compter les près de 50.000 signalements annuels auprès de la police. Soit 135 appels au secours chaque jour de l'année. 

Ce dimanche 25 novembre, à l'occasion de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes, une grande manifestation est dès lors organisée pour réclamer "un engagement plus ferme, massif et conséquent des pouvoirs publics dans la lutte contre les violences faites aux femmes". 

Mobilisation internationale

L’appel à la mobilisation invite hommes et femmes à "se serrer les coudes" dans une "démarche solidaire avec la dynamique féministe internationale". Des rassemblements auront lieu dans plusieurs capitales. 

Les organisateurs soulignent que "si les discours sont presque unanimes pour condamner les violences faites aux femmes, les actes ne suivent pas encore". Ils en tiennent pour preuve leur rapport alternatif d'analyse de la mise en oeuvre de la Convention d'Istanbul, une convention du Conseil de l'Europe juridiquement contraignante sur la prévention et la lutte contre les violences à l'égard des femmes et la violence domestique, ratifiée en 2016 par la Belgique. "Les organisations de terrain constatent souvent à travers leur pratique que la Belgique ne respecte pas de manière optimale ses obligations en matière de lutte contre les violences et ne semble pas dégager l'ensemble des mesures nécessaires pour y parvenir", peut-on y lire.

Les organisations déplorent aussi de n'être que très peu consultées "tant dans l'élaboration que dans la mise en oeuvre et l'évaluation des plans d'action nationaux" et que "les données disponibles sur les violences de genre restent lacunaires".

"On ne peut plus dire qu’on ne savait pas!"

L’année passée, cette initiative avait déjà rassemblé plus de 3.000 personnes. Cette fois, les organisations féministes et leurs soutiens espèrent mobiliser davantage de participants encore, en s’appuyant sur une meilleure prise de conscience dans l’opinion publique de l’ampleur des différentes formes de violences machistes grâce aux nombreuses femmes qui les dénoncent.

Le rendez-vous est fixé à 13h30, dimanche, place Poelaert à Bruxelles.

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