Attentat de Liège: le parquet s'oriente vers la qualification d'acte terroriste

Au cours d’une conférence de presse qui a débuté  ce mercredi à 11H00, le parquet fédéral a retracé le déroulé des faits qui ont conduit à la mort de deux policières et d’un étudiant dans le centre de Liège. Roggen wenke, magistrate fédérale a énuméré les trois arguments qui orientent l’enquête vers des faits répondant à la qualification d’acte terroriste.

Le parquet fédéral a pris le contrôle de l'enquête, signe évident qu'il existe des raisons de penser à la piste terroriste. 

Selon le parquet général, les premiers éléments de l’enquête, dont le modus operandi, laissent supposer qu’il pourrait s’agir d’un acte terroriste : "L’IEI appelle régulièrement sur internet à attaquer des policiers avec un couteau et de leur dérober leur arme de service. Ensuite, les cris d’Allahu akbar, et enfin ses relations avec des personnes radicalisées, même s’ils remontent à 2016 et 2017 ", orientent l’enquêtent vers la piste terroriste.

Sur le profil de Benjamin Herman, le parquet confirme  que "Benjamin H" avait eu affaire avec la justice dès sa minorité, et avait été condamné pour vol avec violence, consommation de stupéfiants et rébellion contre les forces de l’ordre.

A propos des faits, le service du procureur général confirme, lors de la lecture -en trois langues- d'un communiqué, que l'auteur des faits, Benjamin Herman, est entré à plusieurs reprises dans le café des Augustins où, grâce aux instructions du patron des lieux, les  gens s’étaient cachés. Il n’y a donc pas eu de victimes dans l'établissement.

L’individu a alors traversé le boulevard d’Avroy et a tiré à plusieurs reprises sur un véhicule, abattant le passager. Il a encore tiré sur un autre véhicule, avant de se diriger vers l’Athénée Léonie de Waha, situé à proximité. Poursuivi par la police, le tueur à crié à plusieurs reprise Allahu akbar, avant d’entrer dans l’Athénée où il a pris une personne en otage. Il en est ensuite ressorti en invoquant une nouvelle fois Allah. Il a alors échangé des coups de feu avec la brigade anti-banditisme avant d’être abattu. Durant les échanges de tirs, 4 policiers ont été blessés.

Parti à 7H30 de la prison

La macabre journée avait débuté lundi à 7H30, lorsque Benjamin Herman a quitté la prison dans le cadre d’un congé pénitentiaire. Il devait réintégrer sa cellule à 19H30. Avant de se rendre à Liège, il est suspecté d’avoir commis un meurtre à On (Marche-en-Famenne). Cette affaire est traitée par le parquet de Luxembourg, et non par le parquet fédéral. Ce dernier à encore précisé que les victimes et les proches des victimes sont suivies par une cellule de soutien psychologique.

Plusieurs questions posées durant la conférence de presse restent pourtant sans réponse. Pourquoi avoir choisi la ville de Liège pour commettre son attentat? A-t-il agi seul? Etait-il radicalisé? Des perquisitions ont-elles été faites  dans sa cellule?... Le parquet fédéral se contente de répondre que toutes ces questions font partie de l'enquête en cours.  

 

Conférence de presse du parquet fédéral de ce mercredi 30 mai:

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