Mischaël Modrikamen: "Les pommes pourries doivent être écartées"

Mischaël Modrikamen: "Les pommes pourries doivent être écartées"
Mischaël Modrikamen: "Les pommes pourries doivent être écartées" - © Tous droits réservés

Mischaël Modrikamen, président du Parti populaire, était l’invité de L’Indiscret ce dimanche. Il est revenu sur son programme en trois "I" : immigration, insécurité, impôts.

Habitant Bruxelles, Mischaël Modrikamen se présente sur les listes en Hainaut. Pourquoi ? "Je suis originaire du Hainaut, de Charleroi. Et puis surtout, c’est là que le PS a fait les pires ravages par rapport à la mal gouvernance, à l’insécurité, au chômage…".

Mais, rappelle également Thomas Gadisseux, c’est là aussi que le FN a fait ces meilleurs scores. Il y a donc un électorat d’extrême droite potentiel. Le PP le vise-t-il ? "Des gens de tous bords politiques nous rejoignent. Mais nous ramenons aussi des gens qui votaient extrême-droite vers un parti démocratique, et nous en sommes fiers !".

Dans son programme, le PP dit vouloir mettre les points sur les "I", "I" comme immigration, insécurité, impôts.

Que dit le PP sur l’immigration ? "Je pense que les citoyens se rendent compte qu’il y a un problème en matière d’immigration". Pourtant, note Thomas Gadisseux, un sondage récent Dedicated research réalisé pour La Libre et la RTBF, montre que l’immigration ne vient pas en tête des priorités pour les citoyens. "90% des Belges estiment, dans un sondage réalisé il y a un an, que l’immigration est hors de tout contrôle". Mais de quel sondage parle-t-il ? La question n’est pas vraiment tranchée. Et le président du PP de continuer : "Nos principes en matière d’immigration sont: premièrement, ceux qui viennent ici doivent s’adapter à nos valeurs, et pas l’inverse. Deuxièmement, ils doivent contribuer au bien être commun et pas se servir au buffet de la sécurité sociale".

Cependant, selon l’OCDE, les ménages issus de l’immigration en Belgique contribuent à l’économie. Mais Mischaël Modrikamen tient à nuancer : "Une partie contribue et malheureusement une autre est à charge. 40% des immigrés non-européens travaillent, 60% pas… Ce sont les chiffres de l’ONSS. Alors que pour l’immigration européenne et les Belges de souche, 65% travaillent… Une différence immense".

Le PP affirme également que les étrangers se voient accorder des avantages sociaux que les Belges "de souche" n’ont pas. "Un exemple : les listes d’attente incroyables pour des logements sociaux. Et dans nombre de société de logements sociaux, vous avez une priorité pour les étrangers qui arrivent".

Et de conclure : "On doit mettre des règles, serrer les boulons".

Le PP veut donc aussi lutter contre l’insécurité. Le parti affirme que les prisons sont peuplées à 80% d’étrangers. Or, Thomas Gadisseux not qu’il n’y a aucune statistique ethnique en Belgique et que le seul chiffre à disposition est que 44% des détenus sont ressortissants d’un pays étranger, et donc il ne tient pas compte des Belges issus de l’immigration. "Oui, mais les chiffres sont connus, ils ne sont pas publiés mais ils sont connus", affirme le président du PP. "Je constate qu’il y a une partie de l’immigration qui pose problème. Nous disons donc que les pommes pourries doivent être écartées. C’est pour permettre le vivre ensemble. Les délinquants, les récidivistes, nous expulsons. Ceux qui prônent la charia, la haine, ils doivent partir. La possibilité de le faire existe dans les lois, mais ce n’est pas appliqué".

Troisième "I" du programme du PP : l’impôt sur le revenu, que le PP veut diminuer. Mais comment compte-t-il le financer ? "En réduisant les dépenses inutiles : avons-nous besoin de Communautés, de provinces ? De 62 ministres, de 600 parlementaires ? On va commencer par ça. Puis en réduisant les impôts, on augmenter le pouvoir d’achat et on relance l’économie".

Ce dimanche, les Français votent pour les élections municipales, élections pour lesquelles le score du FN est scruté. Mischaël Modrikamen a déjeuné avec Marine Le Pen. Partage-t-il ses idées ? "Je partage une partie de ses idées : il y a des critiques à faire sur l’Europe. Mais je ne partage pas son programme économique, trop socialisant". Par contre, il dit adhérer aux idées de l’UDC en Suisse. Mais pourquoi alors ne pas afficher l’étiquette de droite extrême ? "Parce que je vous dis que nous fédérons des personnes qui viennent de tous les milieux, de la gauche, de la droite, du centre".

Visionnez l'interview complète:

J.C.

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