Ministre-président de la Fédération: Pierre-Yves Jeholet ou l'ascension constante d'un proche de Didier Reynders

Ministre-président de la Fédération: Pierre-Yves Jeholet ou l'ascension constante d'un proche de Didier Reynders
Ministre-président de la Fédération: Pierre-Yves Jeholet ou l'ascension constante d'un proche de Didier Reynders - © BRUNO FAHY - BELGA

Appelé à reprendre la tête du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Pierre-Yves Jeholet franchit un nouveau pallier dans une carrière politique aussi active que riche de multiples expériences à différents niveaux de pouvoir.

Né à Verviers en 1968, Pierre-Yves Jeholet est licencié en communication sociale de l'Université catholique de Louvain (UCL), après une candidature en droit. C'est dans le journalisme qu'il fait ses premières armes, d'abord comme correspondant sportif au journal Le Courrier à Verviers, puis comme journaliste à Radio Ciel dont il deviendra rédacteur en chef (1992-1995).

Son parcours politique est intrinsèquement lié à celui de Didier Reynders. Il devient son attaché de presse en 1995, puis assistant parlementaire, avant d'être désigné chef de cabinet adjoint et porte-parole de celui qui est devenu ministre des Finances (1999). Dans sa commune de Herve, Pierre-Yves Jeholet devient le chef de groupe du PRL-MR dans l'opposition.

Les années 2000 lui font parcourir deux allers-retours entre le Fédéral et la Wallonie. A l'issue des législatives de 2003, il supplée Didier Reynders à la Chambre, avant d'être élu au Parlement wallon en juin 2004. Il préside notamment la commission Culture et Audiovisuel du Parlement de la Communauté française et s'active dans la commission spéciale Immo-Congo du Parlement wallon (2006). Le libéral retrouve la Chambre en juin 2007, à nouveau comme suppléant de Didier Reynders. Porte-parole du parti, Pierre-Yves Jeholet est aussi rapporteur de la commission d'enquête parlementaire Fortis (2009). Il revient cette année-là au Parlement wallon et y reste après les législatives de 2010. En octobre 2012, il ravit le mayorat de Herve en décrochant une majorité absolue.

Aux élections régionales de 2014, il participe à la progression du MR qui fait atteindre aux réformateurs un score historique en Wallonie, et décroche à titre personnel la possibilité de cumuler ses mandats de bourgmestre et député. Le départ du chef de groupe MR au parlement wallon Willy Borsus pour le gouvernement fédéral lui permet de reprendre ce poste en vue, où il s'affirme parmi les plus régionalistes en plaidant notamment pour une Belgique à quatre Régions et pour la régionalisation de l'Enseignement.

"Rassuré"

Interrogé vendredi sur La Première (RTBF), M. Jeholet a assumé son plaidoyer régionaliste et ses critiques passées sur l'insuffisance des cohérences entre entités francophones et l'absence d'efficacité. Aujourd'hui, il se dit "rassuré" à la lecture des deux déclarations de politique régionale et communautaire, qui, à l'entendre n'ont "jamais été aussi décloisonnées".

En juin 2017, le cdH débranche la prise de la majorité qu'il formait avec le PS, ce qui permet au MR de revenir aux affaires. Willy Borsus devient alors Ministre-Président wallon, Pierre-Yves Jeholet étant quant à lui nommé vice-président du gouvernement régional et ministre de l'Economie, de l'Industrie, de la Recherche, de l'Innovation, du Numérique, de l'Emploi et de la Formation.

A ce poste, il porte entre autres l'emblématique projet de réforme des Aides à la promotion de l'Emploi (APE), suscitant la colère du secteur et de vives critiques de la part de l'opposition. La réforme n'aboutira finalement pas en raison du ralliement, au printemps 2019, d'une députée libérale - Patricia Potigny - aux Listes Destexhe, une décision qui a fait voler en éclat la majorité MR-cdH qui ne tenait qu'à un siège.

En mai 2019, Pierre-Yves Jeholet, qui se présentait comme tête de liste libérale à la Région wallonne dans la circonscription de Verviers, est réélu député wallon avec plus de 16.600 voix de préférence.

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