Militaires déployés: la police reçoit le commandement. Et une facture

Déploiement militaire: une mission sous commandement policier, et une facture
Déploiement militaire: une mission sous commandement policier, et une facture - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Depuis ce samedi, des militaires ont été déployés pour aider les forces de police à sécuriser certains lieux considérés comme sensibles. Dans l'après-midi, le ministre de la Défense Steven Vandeput a donné quelques précisons sur le cadre général de cette intervention. Il a confirmé le protocole passé entre les départements de l'Intérieur et de la Défense pour garantir les conditions juridiques de cette mission.

Les militaires pourront par exemple faire usage de leurs armes dans des conditions précises. Une mission particulière pour l'armée, même si les militaires affirment qu'elle ne s'écarte pas beaucoup des règles d'engagement habituelles.

L'intention de faire appel à l'armée pour épauler les policiers ne remontent par ailleurs pas directement aux circonstances de l'opération antiterroriste de jeudi soir.

"Le Bataillon de Chasseurs ardennais s'entraîne en permanence et est prêt à partir à tout moment, mais nous n'avions pas du tout vu arriver cette mission, confie le lieutenant-colonel Baugnée qui commande ce bataillon. Nous avons reçu le premier ordre d'avertissement mercredi et nous sommes déployés depuis hier soir (samedi, ndlr) pour les coordinations avec la police, donc en moins de deux jours."

"On fera une facture"

Les départements de la Défense et de l'Intérieur ont conclu un protocole précis qui balise cette collaboration. C'est bien la police qui se trouve à la tête de la chaîne de commandement.

"Si on est en opération à l'étranger, on n'est pas sous commandement (militaire) belge non plus, indique le lieutenant-général Marc Compernol, chef des opérations. On est éventuellement sous le commandement d'un Français, d'un Américain... Et je ne vais pas faire la comparaison entre les Américains et la police, mais ce sentiment d'être sous un commandement qui n'est pas purement militaire belge est une chose que nos soldats connaissent et cela ne pose aucun problème."

Et cette mission particulière de l'armée aura aussi un coût budgétaire. "Cette mission crée des dépenses supplémentaires pour la Défense, on fera donc une facture avec les frais variables qui seront induits par cette opération", explique le chef de la Défense, le général Gérard Van Caelenberge.

Pierre Magos

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