Mesures ciblées, soutien aux bourgmestres... le comité de concertation adapte la lutte contre le coronavirus

Un nouveau comité de concertation, réunissant fédéral, Régions et Communautés, a eu lien ce 21 juillet en fin de journée au Palais d’Egmont à Bruxelles. Il s’agissait d’étudier les derniers chiffres de contaminations au coronavirus.

Après 3 heures de réunion, il a été décidé de renforcer des mesures de contrôles au plan local dans certaines communes particulièrement atteintes, mais pas de changements dans l’immédiat au niveau fédéral, à l’échelle de tout le pays, même si une série de propositions sont à l’étude dans la perspective du Conseil national de sécurité prévu jeudi.


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Leur premier travail des politiques et des experts a consisté à analyser et tenter de retracer et l’origine des derniers foyers dans certaines communes particulièrement atteintes.

A ce stade, pas de changements au niveau fédéral, à l’échelle de tout le pays donc, même si une série de propositions sont à l’étude dans la perspective du Conseil national de sécurité prévu ce jeudi.

Meilleure communication et soutien des bourgmestres

Leur conclusion est qu’il ne s’agit pas d’une deuxième vague ni d’un retour du virus de manière généralisé. Le travail devra s’effectuer au plan local avec des mesures ciblées et limitées à des zones géographiques. Pour cela il va falloir améliorer la communication des informations entre le tracing, les Régions et les bourgmestres concernés.

Le comité de concertation estime que les bourgmestres ont les compétences suffisantes pour agir. Il s’agit, avec l’aide de la police locale et fédérale, d’augmenter les contrôles, veiller au respect des gestes barrières, veiller au respect des quarantaines lorsqu’il y a des cas de contamination pour éviter d’autres contaminations, tout cela sous peine d’amende.

On constate qu’il y a des relâchements dans certains endroits.

"C’est un comité de concertation qui prépare le conseil national de sécurité donc on n’a pas pris de décision, a expliqué Elio Di Rupo (PS), le ministre-président de la Wallonie, à l’issue de la réunion. On prépare les décisions L’orientation est d’être à la fois actif au niveau national, régional et local pour cibler au mieux les décisions en fonction des réalités micro-locales".

Selon Elio Di Rupo, "on constate qu’il y a des relâchements dans certains endroits. Aux abords de certains cafés, dans certains endroits publics aujourd’hui par exemple dans les stations touristiques de Wallonie, il y avait une foule inimaginable et les bourgmestres font ce qu’ils peuvent. Donc doit les aider à essayer de faire prendre des décisions les plus appropriées. Mais pour ça ils doivent bien sûr être bien informés".

Pas de mesures de renforcement au plan du pays tout entier dans l’immédiat

Ce n’est pas encore nécessaire même si on étudie une série de pistes, notamment l’extension du port du masque (rues commerçantes ou certains espaces ouverts) ou encore un changement d’heures d’ouverture de magasins ou dans l’Horeca.

L’idée de réduire notre bulle sociale sous les 15 personnes actuelles par semaine fait l’objet de débats intenses entre experts et autorités, mais à ce stade rien n’est encore tranché. Une décision pourrait être prise jeudi lors du Conseil national de sécurité.

Seule certitude, le prochain CNS n’envisagera plus comme prévu une phase 5 de déconfinement avec des événements intérieurs ou extérieurs accessibles à plus de public. L’heure n’est plus au déconfinement élargi.


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