Commission délibérative sur la 5G: "Dans cinq ans, quand je vais voter, je verrai les choses différemment"

La 5G, la cinquième génération de réseaux mobiles, arrive à Bruxelles. Et c'est d'ailleurs le premier thème de la première commission délibérative organisée dans la région bruxelloise. 45 citoyens et 15 parlementaires ont élaboré des recommandations qu’ils vont soumettre maintenant au gouvernement bruxellois.

Ce travail en commun entre citoyens et politiques est une première. Quelque 10.000 personnes tirés au sort ont reçu un courrier à la maison pour les inviter à participer au projet. Ensuite, un nouveau tirage au sort a permis de réduire le nombre de personnes à 45.

Fadhilla El Hoffadi, membre de la commission délibérative sur la 5G et représentante du groupe de citoyens, est convaincue de l'intérêt de l'initiative. "Quand je suis arrivée, je me suis dit que c’était peut-être un peu de la poudre aux yeux, mais dès le premier week-end, on nous a apporté des experts qui étaient pour et qui étaient contre et ils ont fait un super exercice", explique-t-elle dans l'émission un Invité dans l'actu sur La Première.

Notre voix a compté

Les citoyens sélectionnés ont collaboré avec des députés bruxellois: "Notre voix a compté. Les députés ont respecté que les citoyens fassent des recommandations, donc ils ont été un peu en retrait. Je pense qu’ils étaient plus là pour nous aider à mieux formuler nos recommandations", explique Fadila.

Cette expérience lui a aussi permis de découvrir une nouvelle face du Parlement: "Et il y a quelque chose qui m’a vraiment beaucoup embêtée c’est que j’ai appris que quand ils votaient des lois, ils pouvaient ne pas se présenter quand les experts passaient et voter des lois sans savoir, sans avoir lu les documents. Je trouve que le mieux, c’est de participer à tout ça."

43 recommandations

Au final, les citoyens ont formulé 43 recommandations concernant le déploiement de la 5G, en tenant compte de l’environnement, de la santé, de l’économie et de l’emploi: "On a parlé de l’emploi parce que des grandes sociétés vont créer de l’emploi dans le numérique, mais il reste toujours les ouvriers qui vont peut-être quitter leur emploi. Et on trouvait ça nécessaire que les employeurs, les grandes sociétés, puissent former ces personnes ou les réinsérer dans leur propre société."

Cette initiative a redonné confiance à Fadila en politiques: "Ca m’a fait réfléchir autrement. C’est clair que dans cinq ans, quand je vais voter, je verrai les choses différemment et je vais plus m’intéresser à la politique."

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JT du 05/06/2021

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