M. Wathelet: "Le Premier ministre a toujours été asexué, ça ne changera pas"

Melchior Wathelet dans le studio de Matin Première
Melchior Wathelet dans le studio de Matin Première - © RTBF

Melchior Wathelet, secrétaire d'Etat au Budget, à la Politique de Migration et d'Asile, était l’invité de Matin Première ce mardi. Il est notamment revenu sur l’accord intervenu sur le dossier immigration et asile entre les négociateurs.

Les négociateurs réunis autour d’Elio Di Rupo ont trouvé un accord lundi soir sur le dossier asile et immigration. Pour Melchior Wathelet, "le texte proposé est rudement et radicalement au centre". Et le secrétaire d’Etat de détailler : "Le texte affirme le principe qu’il y aura un seul ministre pour l’immigration et l’accueil. Ensuite,  on avance pour raccourcir les procédures". Il le reconnaît, "c’est plus sévère, mais c’est aussi plus juste". 

Le cdH met aussi en avant une meilleure politique en matière d’éloignement. Les illégaux qui se trouvent en prison ou qui représentent danger pour la sécurité publique seront éloignées en priorité.

Également, un plan de répartition des demandeurs d’asile sera mis en place. "Aujourd’hui, en matière d’accueil, les personnes se concentrent dans des endroits, les centres Fedasil, et les grandes villes, comme Bruxelles. Il faut répartir cela pour avoir le nombre de places suffisant et faire en sorte qu’on n’ait plus à certains endroits des situations qui dérapent. C’est un plan de répartition d’abord volontaire puis on ira vers la contrainte".

Le but ? Changer la perception de la Belgique à l’étranger. Le secrétaire d’Etat rappelle ainsi qu’il s’était rendu dans des villages éloignés de Macédoine où "on ne savait pas où était la Belgique, mais on savait qu’on pouvait être accueilli dans des hôtels, bénéficier d’astreintes de tribunaux".

Maintenant que le chapitre asile et immigration est réglé, les négociateurs vont s’attaquer à la justice, notamment aux peines incompressibles que le MR veut augmenter. Une proposition que Melchior Wathelet rejoint : "Il est normal que quand une personne a commis des faits particulièrement crapuleux et que cette personne est récidiviste, qu’on soit certain qu’elle fasse une partie importante de sa peine. Deux tiers ça ne me semble pas indécent".

Pour le centriste, les négociateurs devraient vite avancer sur les derniers points à régler. "Manifestement il y une dynamique de confiance entre les partenaires. Quand il y en a un qui dit quelque chose, on le croit".

Le seul point qui pourrait encore poser problème, c’est de savoir si Elio Di Rupo sera compté comme un Premier ministre asexué linguistiquement ou si il pèsera dans le quota francophone, comme le voudraient certains Flamands. Pour Melchior Wathelet, "le Premier ministre a toujours été asexué, je ne vois pas pourquoi ça changerait".

Sans doute encore quelques crispations en perspective donc…

J.C.

Écoutez Melchior Wathelet au micro de Bertrand Henne ci-contre.

Et aussi

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK