Méga-prison de Haren: les derniers recours ont été rejetés

Le Conseil d'Etat a rejeté les derniers recours contre la construction du complexe pénitentiaire de Haren (nord de Bruxelles), a annoncé le ministre de la Justice, Koen Geens.

"La construction de la prison de Haren est résolument sur les rails", a-t-il commenté sur twitter.

Deux recours avaient été introduits contre le permis d'urbanisme et le permis d'environnement délivrés par la Région bruxelloise.

Dans la future prison, 1.190 personnes pourront être détenues. L'établissement est appelé à remplacer à terme les prisons de Saint-Gilles, de Forest et de Berkendael, dont l'état de vétusté est régulièrement dénoncé.

Une mauvaise réponse à la surpopulation carcérale

Outre le problème écologique que le projet engendre, il est aussi considéré par divers opposants comme une mauvaise réponse à la surpopulation carcérale, par sa taille, et par l'accroissement de l'isolement des détenus de leurs familles et de leurs proches, en raison de son éloignement du centre de la capitale.

Ceux-ci pointent en outre les problèmes de mobilité que le type d'infrastructure choisi et son implantation ne manqueront pas d'engendrer en raison de nombreux déplacements de détenus, de proches et de professionnels de la Justice.

Par ailleurs, il coûte extrêmement cher et risque donc d'encore grever le budget de la justice déjà extrêmement limite, font-ils encore valoir, depuis plusieurs années.

En décembre dernier, le patron de la Régie des Bâtiment, Laurent Vrijdags avait affirmé que le partenariat public-privé mis en place dans le cadre du projet de la méga-prison de Haren coûterait à l'Etat 40,2 millions par an pendant 25 ans, soit un total d'un milliard d'euros.

La méga-prison devrait être opérationnelle au printemps 2022

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